Son obsession n’a pas disparu. D’une façon ou d’une autre, il aura le Groenland. Quel que soit le prix et surtout quel que soit le moyen. En attendant d’autres territoires, peut-être? Donald Trump a réaffirmé vouloir mettre la main sur la vaste île pour protéger l’Arctique de l’influence russe et chinoise.
Alors qu’il se comporte lui-même comme un prédateur, c’est un comble. Même s’il a déjà une base militaire sur place, le locataire de la Maison-Blanche veut aller plus loin. Il semble que la défense du Groenland, aux richesses naturelles non exploitées, ne soit pas son unique priorité. Un peu comme pour le Venezuela, où il s’est vanté d’avoir exfiltré le président Nicolás Maduro pour libérer le peuple… et a, dans le même temps, annoncé des contrats faramineux pour les pétroliers américains.
Avec Trump, les affaires ne sont jamais loin et les actions pacificatrices camouflent généralement des opérations économiques juteuses. Et cela, peu importe si les habitants des pays spoliés sont d’accord. On ne se refait pas. Business is business.
Du côté européen, c’est la stupéfaction. Voilà que le danger vient de l’Ouest aussi. Nous voici pris entre le marteau russe et l’enclume américaine. Peut-être serait-il temps d’arrêter d’attendre d’être frappés et d’agir? Le temps de l’attentisme a touché à sa fin sur le Vieux Continent.
C’est peut-être aussi pour cela que cela perturbe gouvernements et chancelleries. Il va falloir redevenir ce que nous étions : des nations qui n’attendent pas l’aval d’un puissant allié situé de l’autre côté de l’océan Atlantique ou qui ne bafouillent pas devant le nouveau tsar russe. Reprendre notre destin en main finalement, en arrêtant d’espérer que les parties adverses changent de mentalité ou de vision du monde.
Nous avons déjà notre Union européenne, même si elle est largement perfectible. Nous pouvons donc faire de grandes choses ensemble. Nous défendre en fait partie. Répliquer au mépris affiché par certains pour notre peuple aussi. Nous sommes un demi-milliard d’habitants en Europe. Bien plus que les Américains et les Russes. Pourquoi continuons-nous d’avoir peur? Qui nous a mis dans la tête que nous étions moins puissants qu’eux? Il est temps de nous libérer.