Il n’y a même pas un mois, Donald Trump prêtait serment à Washington pour devenir le 47e président des États-Unis. Depuis, on peut dire sans se tromper qu’il n’a pas perdu de temps pour mettre en œuvre ses idées et dévoiler sa vision des relations internationales : la loi du plus fort. Il a envoyé ses sbires aux quatre coins du monde pour expliquer, à ses alliés et à ses ennemis, qu’il allait dorénavant gérer les affaires de la planète et régler tous les problèmes… généralement à l’avantage des États-Unis bien sûr.
Ce qu’on ne peut pas reprocher à Donald Trump, c’est qu’il applique à la lettre ses promesses de campagne et qu’il fait tout pour y parvenir. On pensait parfois qu’il exagérait lors de ses meetings. Eh bien non! Et il a su s’entourer. Alors que durant son précédent mandat, certains de ses proches collaborateurs, ou du moins les hauts fonctionnaires, avaient parfois réussi à dompter cet animal politique pour éviter les bévues et la perte d’influence des États-Unis dans le monde, Donald Trump s’en donne à cœur joie aujourd’hui.
Il n’y a plus personne autour de lui pour brider son énergie pour le moins destructrice à la fois pour son pays et pour les autres. Pire, les personnes qui gravitent autour de lui semblent totalement acquises à sa cause et à ses méthodes. Ces «bébés Trump», qui prendront la relève dans quatre ans, sont loin de ressembler à Mike Pence, l’ancien vice-président du milliardaire. Les légalistes et les républicains «modérés» aujourd’hui écartés, le locataire de la Maison-Blanche a désormais le champ libre.
La clique de Trump s’emploie maintenant à dénigrer ses alliés européens, à décréter la paix sans en référer aux premiers concernés ou en la monnayant contre un tribut en terres rares. Même les accords de défense sont monnayés contre des dollars et la bande de Gaza sera transformée en Riviera avec sûrement des golfs verdoyants. Les Palestiniens, eux, seront priés de dégager. L’effet de choc de Trump et de ses acolytes va-t-il s’estomper au fil des mois? C’est certain. Car, de l’autre côté du Pacifique, en Chine, personne ne semble impressionné par ces gesticulations.