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Cache-cache dans le ciel

Et revoilà les fameux drones. C’est à Bruxelles-Zaventem et à Liège qu’ils ont fait à nouveau parler d’eux dans la nuit de mardi à hier. Bilan : un espace aérien belge fermé quelques heures et une longue nuit dans les halls d’embarquement pour des milliers de passagers. C’est à se demander combien de temps encore ce jeu de cache-cache va durer entre les pilotes mystérieux de ces engins et les autorités. Qu’elles soient belges ou autres.

Ces appareils apparaissent çà et là en Europe depuis des mois. Évidemment, le gouvernement belge s’est bien gardé de pointer du doigt les autorités russes pour ces sabotages aériens. Mais on ne voit pas qui peut organiser et coordonner ce type d’actions sur notre sol européen. Finalement, après l’émoi des premiers survols, ces opérations n’effraient plus vraiment. Elles donnent juste des sueurs froides aux responsables du contrôle aérien et des sites survolés. Une guerre des nerfs qui se joue aussi dans le ciel au-dessus de certaines zones militaires. Sans minimiser les actes, il s’agit seulement pour le commanditaire de montrer qu’il peut agir où il veut et quand il veut. Les autorités russes devraient plutôt mettre le paquet sur la surveillance de leurs installations pétrolières, bien trop souvent bombardées par les forces ukrainiennes, et cela, même très loin de la ligne de front.

Nous voilà donc amenés à vivre avec cette menace planant au-dessus de nos têtes. Les fêtes de fin d’année se rapprochant, il y a fort à parier que ce type d’actions se multipliera pour gêner le trafic aérien. Le père Noël va devoir faire attention le 24 décembre au soir en pilotant son traîneau… Blague à part, les opérations de déstabilisation et de gêne pour nos économies vont encore se répéter. Mais des personnes tombent aujourd’hui dans les mailles du filet de la police. Car ces actions vont loin : tentative d’incendie, destruction de biens, tags insultants pour attiser la haine dans des pays européens, comme ce fut le cas dernièrement en France. Les petites mains de cet «État étranger», dont tout le monde tait le nom, sont nombreuses. La propagande sur les réseaux sociaux ne suffit apparemment plus.

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