La torpeur des vacances de Pâques est bouleversée par la guerre en Iran et ses conséquences sur notre vie de tous les jours. Dans les esprits, ce sont bien sûr les chiffres affolants des prix des carburants qui tournent en boucle. On ne sait plus exactement combien vaut le litre de sans plomb ou de diesel.
Les prix changent presque tous les deux jours et se trouvent à des niveaux jamais atteints. Ils ne cessent de grimper au fil des bombardements d’installations pétrolières. Le blocage des détroits dans cette région stratégique pour l’or noir a aussi fait exploser les cours.
Peu importe finalement si la majeure partie du pétrole ou du gaz de ces régions file vers l’Asie, c’est l’ensemble des cours mondiaux qui est perturbé par la situation militaire. Quand est-ce que le gouvernement va réagir? Il le faudra bien, car les sommes dépensées par les automobilistes deviennent de plus en plus conséquentes, le coût de l’énergie va aussi entraîner sûrement une spirale inflationniste dans les entreprises du pays.
Nous voilà embarqués dans la même situation qu’en février 2022 avec le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Nous avions mis quelques années à nous en remettre. Sommes-nous repartis pour le même type de voyage?
Il faut rester positif : l’affrontement entre, d’un côté, l’Iran et, de l’autre, les États-Unis et Israël devrait être beaucoup plus limité dans le temps. Les conséquences aussi, même si les installations pétrolières et gazières de la région souffrent d’importants dégâts. Tout ne sera pas reconstruit en une nuit et la production d’or noir sera donc moins importante pour un certain temps encore.
Et qui dit volume d’or noir moins important sur les marchés, dit hausse de son prix ou, du moins, maintien à un prix élevé. Il va donc falloir serrer les dents et se serrer la ceinture encore de nombreux mois avant que nos économies retrouvent un équilibre précaire.
Précaire, car que nous réserve ce monde de plus en plus instable, chahuté par des autocrates aimant ce désordre pour mieux régner? L’année 2026 s’annonce décidément bien incertaine.