Après plusieurs semestres de faible progression, les prix de la construction résidentielle tendent à se raffermir, marquant une hausse de 0,8 % entre avril et octobre 2025 et de 2 % sur un an.
Après un pic en 2022 et 2023, les prix de la construction dans le secteur résidentiel avaient enregistré un net repli en 2024. Mais la situation semble s’inverser à nouveau avec une augmentation de 2 % sur une année, une augmentation due aux prix du gros œuvre qui repartent à la hausse en 2025. Entre avril et octobre, ils ont progressé de 0,6 %, une évolution principalement portée par la hausse des prix de la maçonnerie. Les travaux de terrassement, en revanche, affichent une baisse de 0,6 %.
Les prix des travaux de toiture enregistrent quant à eux une hausse de 1,4 % sur un semestre qui s’explique par le prix du bois, des matériaux d’isolation et d’autres fournitures (fenêtres en toiture, tuiles, etc.). Ainsi, les prix des charpentes en bois (+1,3 %) et des travaux d’isolation (+1,9 %) restent dans le même ordre de variation que le semestre précédent, tandis que la couverture ralentit nettement, avec une hausse limitée à 1 %.
Du côté de la fermeture du bâtiment, comprenant les fenêtres équipées de dispositifs de protection solaire, les portes de garage et les façades, la progression s’est un peu affaiblie par rapport au semestre dernier (+0,7 % entre avril et octobre 2025). Les prix de la menuiserie extérieure ont quant à eux ralenti (+1,2 %), alors que les travaux de façade se sont plus ou moins stabilisés (+0,3 %).
Les prix du parachèvement montrent de leur côté un certain freinage, avec une hausse limitée à 0,6 % sur un semestre. La plupart des prestations évoluent à un rythme proche de 1 %, notamment le revêtement des sols, la menuiserie intérieure et la serrurerie ou encore la peinture. D’autres prestations du parachèvement, telles que le carrelage (+0,3 %), la marbrerie (+0,4 %), la plâtrerie (+0,1 %) ou encore les chapes et enduits (0 %), montrent une tendance de stagnation ou de très faible progression. Sur un an, le parachèvement demeure, après le gros œuvre, le corps de métier dont les prix ont le moins progressé, avec une hausse annuelle de 1,9 %.