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Le pétrole accélère sa chute avec l’escorte annoncée d’un pétrolier dans le détroit d’Ormuz


(Photo : Getty images / AFP).

Les cours du pétrole ont creusé leurs pertes mardi après l’annonce de l’escorte d’un premier pétrolier par la Marine américaine à travers le détroit d’Ormuz, jusque-là bloqué en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Vers 17h40, le baril de Brent de la mer du Nord plongeait de 14,96 % à 84,16 dollars et celui de West Texas Intermediate chutait de 16,46 % à 79,17 dollars.

«La Marine américaine a escorté avec succès un pétrolier traversant le détroit d’Ormuz afin de nous assurer que le pétrole continue d’affluer vers les marchés mondiaux», a déclaré le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright dans une vidéo publiée sur son compte X.

Les cours étaient déjà en baisse depuis le début de la séance après avoir flambé ces derniers jours, jusqu’à frôler les 120 dollars lundi à cause de la quasi-paralysie de ce passage stratégique, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

L’annonce de la convocation par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) d’une «réunion extraordinaire» de ses gouvernements membres avait rassuré les investisseurs plus tôt dans la journée.

Cette réunion doit permettre «d’évaluer l’état actuel de la sécurité d’approvisionnement et des conditions de marché, en vue d’éclairer une décision ultérieure sur la mise à disposition éventuelle des stocks d’urgence des pays de l’AIE sur le marché», a indiqué Fatih Birol, le directeur exécutif de l’agence, dans un communiqué.

Selon des informations du Financial Times, le volume libéré pourrait représenter 300 à 400 millions de barils, soit environ un quart des 1,2 milliards de barils de réserve à disposition de l’AIE.

L’autre facteur plombant les cours est la perspective d’un conflit court après les propos de Donald Trump lundi.

Le président américain a déclaré que les États-Unis allaient «aussi lever certaines sanctions liées au pétrole pour réduire les prix (…) jusqu’à ce que ça s’arrange», après avoir échangé au téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine.

«Il est presque certain» que Donald Trump «est devenu nerveux face à la flambée des prix du pétrole et à la baisse des actions sur les marchés», estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

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