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Fin des importations de gaz russe en 2027 : des impacts au Luxembourg ?


(Photo : Pixabay)

En décembre 2025, un accord a été trouvé entre eurodéputés et États européens pour interdire toutes les importations de gaz russe dans l’UE à l’automne 2027. Des répercussions sont-elles possibles au Grand-Duché ?

C’est un accord historique qui s’est conclu au sein de l’UE en décembre 2025. Les eurodéputés ont voté pour l’interdiction des importations de gaz russe en Europe à partir de l’automne 2027. Face à cette annonce, le député des Pirates, Sven Clement a décidé d’interpeller le ministre de l’Economie, Lex Delles sur cette question. En effet, il rappelle qu’une traçabilité exacte des molécules de gaz est techniquement impossible au sein du marché unique européen.

Et les chiffres sont assez contradictoires. Le Statec indique qu’en 2023, une grande partie du gaz luxembourgeois a été importée via la Belgique (27,3% sous forme de GNL) et la France (14,5% sous forme de GNL). Eurostat montre qu’au deuxième trimestre 2025, l’UE importait encore 12,9% de son GNL et 7,8% de son gaz par gazoduc depuis la Russie. Sur ces chiffres, le ministre précise qu’en raison de l’impossibilité technique d’un traçage direct, le Luxembourg se base sur les statistiques des pays par lesquels le gaz transite. La part russe du gaz importé en Belgique était de 7,6 % en 2023 et 8,7 % en 2024. Pour la partie française, elle était de 13,1 % en 2023 et 17,9 % en 2024.

Compte tenu de l’objectif «zéro gaz russe» en 2027, le ministre de l’Economie précise «qu’aucun gaz russe ne se trouvera dans le mix énergétique luxembourgeois», avant d’ajouter «qu’une procédure d’autorisation a été mise en place pour identifier l’origine des importations via des pays tiers et exclure sélectivement le gaz russe».

Le gaz russe sera ainsi remplacé par des volumes provenant d’autres pays, notamment des États-Unis et du Qatar.

Des impacts sur les prix ? 

Dans sa réponse, Lex Delles dit prévoir «un impact très limité sur les prix d’ici fin 2027». En effet, le ministre précise que le marché mondial du gaz est «désormais très diversifié et qu’une situation de surproduction est attendue dans les prochaines années».

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