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Dix mesures et 300 millions d’euros pour les start-up


«En facilitant leur développement et leur financement, nous favorisons l’émergence de champions nationaux et internationaux», assure Gilles Roth. (Photo : fabrizio pizzolante)

Le ministre des Finances, Gilles Roth, et le ministre de l’Économie, Lex Delles, ont présenté ce lundi matin une série de mesures pour soutenir et aider les start-up dans leur création et leur développement.

Les détails d’un nouveau plan d’action en faveur des start-up ont été dévoilés, ce lundi matin, par le ministre de l’Économie, des PME, de l’Énergie et du Tourisme, Lex Delles, et par le ministre des Finances, Gilles Roth. Lors de cette présentation, il a également été annoncé que la Société nationale de crédit et d’investissement (SNCI) consacrera, sur une période de cinq ans, 300 millions d’euros supplémentaires au financement des start-up et de l’innovation au Luxembourg.

Intitulé «10 points d’action pour les start-up», ce plan regroupe des mesures concrètes qui s’adressent aux start-up sous la forme de soutiens à la création, au scale-up via un procédé d’accompagnement et à l’écosystème par le biais d’une aide au développement global.

Les deux premiers de ces points d’action s’adressent aux start-up. La collaboration entre les ministères a établi qu’il était nécessaire d’inciter les investissements privés pour encourager l’émergence de jeunes entreprises. Ainsi, un projet de loi pour un crédit d’impôt pour investissement dans une jeune entreprise innovante par des contribuables personnes physiques va être introduit. Aussi, une nouvelle aide financière va être mise en place à partir de mai 2025 pour faciliter la création et le financement de spin-off. Cette aide, pouvant atteindre un investissement de 200 000 euros, correspondra à un cofinancement public de 80 % au maximum, tandis que les 20 % restants devront être du financement privé.

Attirer les talents

Les quatre points suivants concernent les scale-up. Via un programme d’accompagnement qui sera lancé fin 2025, il s’agira de positionner le Grand-Duché en tant que hub pour l’accès au financement de ces entreprises qui ont réussi à croître et de faciliter encore plus leur croissance internationale.

De plus, Lex Delles et Gilles Roth annoncent la création d’un régime avantageux sur le plan fiscal en ce qui concerne les plans d’option sur acquisition d’actions, octroyés aux employés de start-up. Le Luxembourg souhaite attirer de nouveaux talents. Pour ce faire, le ministère de l’Économie, en collaboration avec Luxinnovation, va élaborer un «talent desk», soit un point de contact central, pour soutenir et guider les talents étrangers souhaitant rejoindre des entreprises au Grand-Duché.

IA et rencontres des secteurs

Les quatre derniers points de ce plan d’action visent le développement global de l’écosystème. Concernant l’intelligence artificielle, les ministres annoncent la poursuite du développement d’un «AI Experience Center» par la Luxembourg House of Financial Technologies (LHoFT) afin d’attirer davantage de fintechs au Luxembourg et de permettre la mise en œuvre concrète de l’«AI Factory». L’objectif est de transformer le Luxembourg en hub d’innovation, déployant des infrastructures digitales de pointe.

Enfin, plusieurs événements vont être soutenus afin de combler le manque de contacts entre les différents secteurs d’activité et les acteurs de l’écosystème. Une troisième édition des Luxembourg Venture Days se tiendra les 22 et 23 octobre, avec l’ambition de faire de cet événement un rendez-vous annuel incontournable au niveau international, pour la mise en relation des start-up et des scale-up avec les investisseurs.

La LHoFT et Startup Luxembourg vont développer une série d’événements pour réunir la communauté fintech avec les secteurs d’innovation prioritaires tels que l’espace, la santé, l’automobilité et les technologies digitales.