ArcelorMittal a signé avec EDF un contrat de fourniture d’électricité nucléaire (CAPN) d’une durée de 18 ans, pour approvisionner les sites de l’aciériste en France, ont annoncé mardi les deux groupes.
Le contrat prévoit qu' »EDF allouera à ArcelorMittal une quote-part de la puissance de son parc nucléaire en exploitation, pour une durée de 18 ans », permettant à l’industriel « de sécuriser ses besoins en électricité bas carbone et compétitive sur le long terme », ont-ils indiqué dans un communiqué conjoint.
Les premières livraisons ont commencé le 1er janvier 2026, ont-ils précisé.
« Cet accord va nous permettre d’approvisionner nos sites français sur le long terme avec une électricité bas carbone, un facteur clé de compétitivité future pour notre acier produit en France », a commenté Reiner Blaschek, CEO d’ArcelorMittal Europe – produits plats, cité dans le communiqué.
« En accompagnant ArcelorMittal, acteur clé de la production d’acier, nous contribuons à la décarbonation de l’industrie et à la souveraineté énergétique », a déclaré Béatrice Bigois, directrice exécutive chargée du pôle Clients, Services et Territoires d’EDF.
Cette signature, datée du 26 décembre, « fait suite à la lettre d’intention signée en janvier 2024 et constitue une étape majeure dans la stratégie énergétique d’ArcelorMittal en France », selon le communiqué.
Ces contrats dit CAPN, qui sont adossés au parc historique nucléaire français, proposent des tarifs de vente de l’électricité convenus à l’avance, sur des durées d’au moins 10 ans, en contrepartie de supporter une partie des risques associés à la production des réacteurs.
Les CAPN, parmi l’offre de contrats de moyen et long terme d’EDF, permettent à l’électricien public de sécuriser ses recettes commerciales dans la perspective des investissements nécessaires à la relance du nucléaire. Il s’agit aussi de répondre aux objectifs de l’Etat de maintenir la compétitivité des industriels et d’attirer les centres de données en France.
Réservés au départ aux industriels très énergivores, ces contrats sont depuis novembre étendus à d’autres entreprises ayant des besoins en électricité importants.
ArcelorMittal, deuxième sidérurgiste mondial, emploie 15 000 personnes en France.