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[Musique] Ninho expose son nouvel album


Avec ses 2,5 millions d'albums vendus en France, Ninho veut représenter «toute une génération», «une identité» et une «success story». (Photo : julien garroy/archives lq)

Le rappeur français décline la sortie vendredi de son nouvel album, M.I.L.S IV, à travers une exposition visuelle et sonore à Paris.

Dans le décor brut du Grand Palais immersif, «M.I.L.S Xperience» plonge jusqu’au 11 janvier dans l’univers d’un nom incontournable du rap français. Plus libre qu’un format album, sa première mixtape M.I.L.S – acronyme de «Maintenant ils le savent» – a jeté en 2016 les bases de la carrière de l’artiste originaire de Longjumeau (Essonne). D’autres disques suivent en 2018 puis 2020, avant M.I.L.S IV, qui compte 16 titres dont des duos avec Freeze Corleone et Tiakola.

Avec ses 2,5 millions d’albums vendus en France, Ninho ne veut pas seulement «représenter un quartier» mais «toute une génération», «une identité» et une «success story», confie le rappeur de 29 ans dans une vidéo projetée dans l’exposition. Son autre «mission» est d’«élever des enfants», considère le discret père de famille, qui a rempli deux soirs d’affilée le Stade de France en mai 2025.

«Indépendance et émancipation»

Des mélodies entraînantes, un flow déterminé et des textes cash sur la violence de la rue, le trafic de drogue et une quête de revanche définissent ses albums Destin (2019), Jefe (2021) et GOAT, en commun avec le rappeur Niska en 2024. «Pouvoir faire de la musique en étant « secure » financièrement, il n’y a pas mieux pour être libre», souligne aussi l’artiste propulsé par Warner, désormais à la tête de son label et d’une chaîne de restaurants rapides.

Au Grand Palais immersif, les visiteurs déambulent d’ailleurs dans «M.I.L.S City», ville imaginaire à la gloire du «jefe» («chef» en espagnol), l’un de ses surnoms. Une table de mixage, un jeu d’ombres dévoilant des paroles ou encore de faux écrans de téléphone révélant des archives invitent à l’interaction. «Ninho a été à l’écoute et enclin à mélanger les arts» , explique l’auteur-réalisateur Gloire, concepteur de l’exposition aux côtés notamment du créateur Youssouf Fofana. Selon lui, elle «fait écho à beaucoup de points qui nous touchent, d’indépendance, d’émancipation».

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