Le film d'ouverture du LuxFilmFest fait démarrer fort la compétition : le conte philosophique Rose, de Markus Schleinzer, passe à la loupe une communauté protestante du XVIIe siècle après l'arrivée d'un soldat mystérieux, incarné par une Sandra Hüller magnétique.
«Madame porte la culotte» : une expression pour le moins surannée qui renvoie à la comédie de remariage de l’âge d’or hollywoodien ou au théâtre de boulevard français. Dans Rose, le troisième long métrage de Markus Schleinzer, elle est à prendre au pied de la lettre – et très sérieusement. Dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, «porter un pantalon, c’est la liberté», assure le héros.
Si le spectateur est complice de son petit secret, la communauté protestante auprès de laquelle il vient au début du film réclamer ses terres ignore la vérité : «il» est une femme, qui prend l’identité d’un homme pour trouver une meilleure place ...
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