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[Cinéma] Jenna Bass dynamite le western


Intime et engagé, le film explore, à travers le destin croisé de trois femmes, des thèmes de société difficiles : le viol conjugal, la démocratisation de la violence, le racisme persistant, le rejet d'une société hétéronormée... (Photo : DR)

Présenté au LuxFilmFest en 2019 dans la catégorie «Made in/with Luxembourg», le troisième film de la Sud-Africaine Jenna Bass, Flatland, western féminin et féministe, sort enfin aujourd'hui.

Alors que Flatland sort sur les écrans luxembourgeois aujourd'hui, sa réalisatrice, Jenna Bass, n'en finit pas d'être occupée. «On a fini de tourner mon prochain film vendredi et on s'apprête à commencer le montage», annonce-elle. «Je suis un peu en période de convalescence, de retour à la vie normale.» Amoureuse du cinéma de genre, c'est au film d'horreur qu'elle va se frotter. Flatland, lui, offre un regard nouveau sur le western, genre masculin par excellence. Intime et engagé, le film explore, à travers le destin croisé de trois femmes, des thèmes de société difficiles : le viol conjugal, la démocratisation de la violence, le racisme persistant, le rejet d'une société hétéronormée... Avec ce film, Jenna Bass, qui raconte les difficultés auxquelles se heurtent les cinéastes indépendants (en particulier les femmes), revient aux origines de ce que signifie le film de genre : utiliser le langage cinématographique du divertissement populaire pour évoquer des sujets complexes et briser les tabous. Flatland est votre troisième film, mais vous aviez comme projet de faire un western il y a plusieurs années déjà... Jenna Bass : Ça a commencé il y a très longtemps. Je ne peux pas vous parler d'un moment exact car j'ai travaillé sur ce film de plein de manières différentes, et tout a tellement changé en neuf, dix ans. Je venais ...

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