Près de quarante ans après sa disparition, le Centre Pompidou-Metz ressuscite Louise Nevelson, artiste américaine avant-gardiste qui a révolutionné l’univers de la sculpture avec ses ensembles muraux, monumentaux et immersifs.
Un peu de blanc, une pointe de doré et beaucoup de noir… Voilà à quoi tient le monde de Louise Nevelson (1899-1988), du moins ce qu’en montre le Centre Pompidou-Metz qui, plongeant ses espaces dans une obscurité mate, remet paradoxalement en lumière une artiste tombée dans l’oubli. Imaginez : sa dernière exposition en France, et plus globalement en Europe, remonte à 1974. La faute notamment à un art qui, fragile, imposant et imbriqué, se prête mal aux recompositions muséales. Preuve ultime : le titre de l’exposition, «Mrs. N’s Palace», ramène à celui d’une œuvre essentielle de sa carrière. Mais impossible à démanteler, elle est restée au Met de New York, ville d’adoption de cette exilée ukrainienne et terreau fertile de sa pratique artistique. Outre l’ambiance crépusculaire, troublée par une unique salle d’un blanc éclatant ...Cet article est réservé aux abonnés.
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