Cette semaine, True Mothers, de Naomi Kawase : un modèle de subtilité dans lequel le style et les personnages font l’histoire.
L’adoption est un sujet qui a, à plusieurs reprises, motivé Naomi Kawase. D’abord pour des raisons personnelles : la cinéaste japonaise a été elle-même élevée par des parents adoptifs. Avec True Mothers, elle ferme le cercle qu’elle a commencé à tracer il y a trente ans, avec les documentaires autobiographiques Étreinte (1992), Dans le silence du monde (2001) et Naissance et maternité (2006). Devant l’objectif de sa caméra vidéo, Kawase montre sa famille, ses familles, part à la recherche de son père, filme sa grand-mère, qui l’a élevée, met au monde un enfant. Grande cinéaste des relations humaines et de la nature, elle affronte pour la première fois ce sujet, encore tabou au Japon, dans une œuvre de fiction.
Ce nouveau film permet à Naomi Kawase d’emprunter des chemins qui se croisent : ceux qui lient, par ...
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