Nadav Lapid répond à la guerre à Gaza avec Yes, l'œuvre la plus folle, subversive et percutante de ce cinéaste israélien en lutte avec son propre pays.
Dans Synonymes (2019) et Ahed’s Knee (2021), le cinéaste israélien Nadav Lapid racontait l’histoire de révoltés, prolongements fictifs d’un artiste en lutte avec son propre sentiment ambivalent à l’égard de son pays.
Le 7-Octobre et la guerre à Gaza n’ont alors fait qu’enfoncer le doigt dans une plaie déjà bien ouverte. C’est peut-être ce qui explique la folie furieuse que Lapid injecte dans Yes, son nouveau long métrage, dans lequel cette fois il met en scène un résigné.
Y. (Ariel Bronz) est pianiste, n’a pas vraiment d’opinion politique et fait le bouffon dans les soirées de l’élite de Tel-Aviv. Puis le pays subit la pire attaque de son histoire et entre en guerre : Y. se voit alors proposer la tâche très officielle d’écrire et de mettre en musique un nouvel hymne national qui glorifie la destruction de Gaza.
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