À 80 ans, Milo Manara passe de l’érotique à l’hérétique avec Le Nom de la rose, adaptation magistrale du roman d’Umberto Eco, dont le second volume vient de sortir.
Aucun chef-d’œuvre n’est intouchable, surtout quand on le revisite avec le cœur… et l’esprit. Ainsi en est-il de Milo Manara qui, avec la sortie de la suite et fin du Nom de la rose, conclut sa formidable adaptation en bande dessinée du best-seller d’Umberto Eco.
L’œuvre en deux tomes aura demandé au Véronais cinq années de travail intense, au point que Manara, aujourd’hui âgé de 80 ans (dont 56 passés crayon à la main derrière des planches de BD), laisse entendre qu’il s’agira peut-être de sa dernière – d’une telle envergure, du moins, puisqu’il parle de ce Nom de la rose comme de son «magnum opus».
L'enjeu était de taille : résumer sur 120 pages le foisonnant polar médiéval de l’écrivain italien paru en 1980, cinq fois plus volumineux.
«Cela n'a pas été facile car le roman est tellement riche. Il a fallu se concentrer sur les personnages principaux et le cœur de l'histoire», expliquait Milo Manara, début février, à Paris. Tout en restant «le plus fidèle possible» au texte originel.
«C’était comme être face à une grande ...
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