Keiji Nakazawa avait six ans quand il vit la bombe atomique s’écraser sur Hiroshima en août 1945. De ses traumatismes et sa colère est né le manga Gen aux pieds nus, autobiographie et manifeste humaniste récemment réédité. Essentiel.
Un flash de lumière aveuglant, un souffle dévastateur, puis un silence et des flammes : Keiji Nakazawa (1939-2012) n’a que six ans quand l’Enola Gay largue sur Hiroshima «Little Boy», petit nom donné à une bombe à la puissance phénoménale qui, le 6 août 1945, provoquera la mort de plus de 150 000 personnes, terrible réponse américaine à l’entêtement du Japon à poursuivre la guerre. Le garçon, qui ne doit sa vie qu’à un épais mur devant son école, y perdra son père, sa sœur et son frère (deux autres ne sont pas là), puis sa petite sœur, née sur les cendres d’une ville anéantie, et enfin sa mère.
En 1966, quand cette dernière décède des suites d’une longue maladie, son fils, ...
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