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Rentrée à Belval : leur toute nouvelle vie d’étudiant


Un bon millier étudiants ont participé à la journée d'intégration, entre excitation et appréhension. (photo Isabella Finzi)

Qu’ils viennent de Differdange, de Paris ou du bout du monde, les nouveaux inscrits à l’université du Luxembourg ont participé vendredi à Belval à une journée d’intégration.

Entre la Maison du savoir et la massenoire à Belval, se croisent des étudiants fébriles. Ils ont en commun un sac blanc aux couleurs de l’Uni. Davantage qu’un gadget publicitaire, il est le réceptacle d’informations qui, mises bout à bout, formeront un guide de l’étudiant, ainsi que le signe que leur détenteur fait ses premiers pas sur ce campus, voire qu’il se prépare à commencer une toute nouvelle vie d’étudiant.

Ça en fait des pays représentés à Belval ! (photo Sophie Kieffer)

Ça en fait des pays représentés à Belval ! (photo Sophie Kieffer)

Pour les accompagner dans ces premiers pas, le département des étudiants organise depuis trois ans, un Welcome Day.

Environ 1 000 étudiants y ont participé. Ce chiffre ne représenterait pas la totalité des nouveaux inscrits pour cette année académique, selon Stefanie Knill, la responsable du département des étudiants. Certaines candidatures seraient encore en cours de validation.

Lors de l’année académique précédente, 6 423 étudiants étaient inscrits à l’Uni, dont 3 513 étaient de nationalité étrangère, soit 46%. Des jeunes issus du monde entier, d’Australie au Panama en passant par la Russie. Quelque 125 nationalités différentes sont ainsi représentées.

Les premiers liens se tissent, comme entre Manon et sa nouvelle amie Indienne. (photo Sophie Kieffer)

Les premiers liens se tissent, comme entre Manon et sa nouvelle amie Indienne. (photo Sophie Kieffer)

Poussés par la curiosité, l’envie d’élargir leurs horizons et la réputation d’excellence de l’Uni, ils sont partis étudier au bout du monde ou juste, comme Manon Krecké, dans le pays duquel est originaire sa famille. Cette jeune Parisienne a choisi l’université du Luxembourg pour étudier l’économie et la gestion parce que «la moitié des cours est en anglais et que leur qualité est excellente. Contrairement à la France, les cours ne sont pas donnés dans des grands amphithéâtres bondés de monde. Je vais faire ma licence ici et, pourquoi pas, aller aux États-Unis pour mon master». Elle a fait la connaissance d’une jeune Indienne qui reprend ses études après avoir suivi son époux au Luxembourg et a hâte que les cours commencent.

Comme « un saut dans le vide »

"Pourquoi aller à l'étranger quand on a tout sur place ?", estiment Gabriella et Sana. (photo Sophie Kieffer)

« Pourquoi aller à l’étranger quand on a tout sur place ? », estiment Gabriella et Sanella. (photo Sophie Kieffer)

Siro, Gabriella, Alma et Sanella, quatre copines inscrites en gestion, en psychologie et études germaniques ont, elles, fait le choix de la proximité. «C’est plus simple. J’habite à Differdange. Et cela n’entraîne pas de dépenses», explique Siro. «Pour moi, c’est pareil. Ce campus me fascine. Pourquoi aller à l’étranger quand on a tout sur place ?», ajoute Gabriella. «Je savais qu’en étudiant ici, j’obtiendrai une bonne base pour éventuellement partir à l’étranger ensuite», indique Sanella.

Si traditionnellement, les étudiants luxembourgeois allaient suivre des études supérieures à l’étranger, depuis que l’université a étoffé son offre de cours pour se classer parmi les meilleures jeunes universités de la planète, nombre de jeunes Luxembourgeois ont fait une croix sur l’exotisme et l’indépendance.

«Je trouve que ça ressemble à un saut dans le vide. Je n’arrive pas à m’imaginer quitter la maison pour vivre seule», témoigne Gabriella. «Nous serons obligées de partir à l’étranger pendant un semestre pour valider notre bachelor», indique Sanella, peu convaincue. «J’ai envie de partir à l’étranger, mais pas tout de suite. Je veux d’abord découvrir la vie à l’université, les cours. Je ferai peut-être mon master à l’étranger», explique Alma.

Certains étudiants choisissent de faire leurs études universitaires au Luxembourg pour des raisons pécuniaires. C’est le cas de Siro et de Gabriella. La jeune Differdangeoise explique qu’ «il faut pouvoir se permettre d’étudier à l’étranger. Les bourses ne suffisent pas à couvrir les frais. Dans mon ancien lycée, seuls les jeunes issus de familles aisées ont pu se le permettre. Ma famille ne peut pas se le permettre». Gabriella raconte avoir pensé à aller étudier à Heidelberg : «Ma maman nous élève seule. Elle n’aurait pas pu financer de telles études. Pour m’en sortir, je vais devoir travailler à côté de mes études.»

Excellence des cours, attractivité du campus et côté pratique semblent guider le choix des étudiants de venir à Belval. Au pied des hauts- fourneaux symboles – entre autres – d’immigration, le monde entier se retrouve pour partager, échanger et ouvrir de nouveaux horizons.

Sophie Kieffer

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