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«The Bridge» : «Un nouvel élan» pour Bonnevoie


Le futur bâtiment administratif «The Bridge» accueillera un commissariat, un commerce de proximité et les bureaux de l'office social de la Ville. (Photo : fabrizio pizzolante)

Le futur quartier Brooklyn à Bonnevoie a franchi une étape jeudi avec le lancement symbolique du chantier «The Bridge», un immeuble de cinq étages qui abritera d’ici mi-2028 un commissariat de police et l’office social.

Poser la première pierre symbolique d’un chantier entouré de trois policiers, c’est assez rare pour que Nicolas Orts le souligne dans son discours. «Nous avons réalisé des piscines olympiques, des lieux de culte, des bibliothèques et beaucoup d’équipements publics mais encore jamais de commissariat», confie le co-PDG du groupe immobilier Eaglestone, content d’avoir «pour la première fois une telle délégation de policiers lors d’une inauguration».

Jeudi à Bonnevoie, le promoteur luxembourgeois a en effet organisé une cérémonie pour le début de la construction de «The Bridge», un bâtiment administratif qui accueillera un commissariat de la police grand-ducale ainsi que l’office social de la Ville et un commerce de proximité.

Situé rue Aristides-de-Sousa-Mendes, entre la route de Thionville et la rue Dernier Sol, le futur immeuble conçu par M3 Architectes fait partie du projet de nouveau quartier «Brooklyn». Ce dernier, développé par Eaglestone sur 15 000 m2, est en train de transformer le visage de ce coin de Bonnevoie, au bord de la rocade. Depuis fin 2022, les ouvriers et les grues s’agitent afin de démolir l’ancienne friche industrielle pour y construire un quartier mixte : quatre résidences pour 120 logements, des bureaux, commerces et services.

Commissariat et office social

À l’angle sud de «Brooklyn», «The Bridge» abritera «deux institutions extrêmement importantes et qui seront logées à l’entrée du plus grand quartier résidentiel de la ville», se félicite la bourgmestre Lydie Polfer. Moyennant près de 51,2 millions d’euros, le conseil communal avait décidé d’acquérir auprès d’Eaglestone un lot du nouveau quartier afin d’y installer un commissariat et l’office social.

D’une surface de 4 364 m2, «The Bridge» sera construit sur six niveaux hors sol ainsi que deux niveaux en sous-sol, pour la répartition suivante : 960 m² pour le second sous-sol, 950 m² pour le premier sous-sol, 962 m² pour le rez-de-chaussée, 756 m² pour chaque étage du 1er au 4e et 378 m² pour le 5e étage.

Les policiers occuperont le rez-de-chaussée, le premier étage ainsi qu’une partie des deux niveaux de sous-sol tandis que les services sociaux seront, eux, installés du deuxième au cinquième étage, ainsi qu’en partie au second sous-sol.

Un commerce de proximité, encore inconnu à ce jour, sera aussi présent au rez-de-chaussée, avec un accès séparé du côté de la rue Aristides-de-Sousa-Mendes. Pour l’administratif, l’accès principal se fera depuis la rue Dernier Sol, «avec un noyau central directement relié à un hall d’entrée généreux et accueillant».

 

La première pierre a été posée pour ce chantier dont la livraison est prévue à la mi-2028. (Photo : fabrizio pizzolante)

 

 

«Une passerelle» pour le quartier

Pour la Ville, ce bâtiment doit permettre de «donner du corps au développement de ce quartier, afin de redonner encore un nouvel élan à cette partie de Bonnevoie près de la gare». Lydie Polfer rappelle que «le quartier a une histoire très liée» au site de l’ancienne friche industrielle. «Le développement de Bonnevoie a commencé avec les gens qui travaillaient pour les Chemins de fer qui se sont installés à la fin du XIXe siècle. Cela a évidemment continué au XXe siècle avec notamment une partie de la ganterie de la famille Lippmann où il y avait jusqu’à 1 500 personnes qui travaillaient.» Cette dernière, dont est issu le Nobel de physique Gabriel Lippmann, a dû cesser toute activité en 1897.

«Ce projet « Bridge » porte assez bien son nom, c’est une passerelle entre l’usage public et tout le quartier Bonnevoie, mais aussi une passerelle entre l’histoire, le passé industriel de la ville et son avenir urbain avec, notamment, l’arrivée du tramway dans le quartier», présente Nicolas Orts.

Pour Eaglestone, l’immeuble de cinq étages est l’occasion de démontrer son savoir-faire en construction environnementale, puisqu’il se veut neutre en carbone et vise une certification, notamment grâce à des actions de reforestation. «Notre métier est parfois décrié, on parle de bétonneur, on parle de spéculateur, mais nous avons plutôt tendance à nous décrire comme des bâtisseurs», se défend le co-PDG.

Pour Lydie Polfer, l’essentiel est que «ces deux années de travaux puissent se passer de la meilleure façon possible, que les guerres ne nous apportent pas trop de problèmes et que nous puissions rester dans les montants que nous avons votés».

 

«The Bridge» fait partie du projet du nouveau quartier «Brooklyn» étendu sur 15 500 m2. (Photo : fabrizio pizzolante)

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