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Taxis : le prix de la course est le premier motif des réclamations


Le prix de la course est la réclamation la plus fréquente. (Photo : Julien Garroy/Editpress)

Interpellée par les députés Claire Delcourt et Yves Cruchten sur la hausse constante des plaintes, la ministre Yuriko Backes révèle que le prix de la course reste le principal point de friction, avec 390 dossiers en 2025.

Depuis l’entrée en vigueur de la loi datant de 2016 sur les taxis, le ministère de la Mobilité et des Travaux publics est chargé de la gestion des réclamations. C’est dans ce contexte que les députés Claire Delcourt et Yves Cruchten (LSAP) ont souhaité interpeller la ministre, Yuriko Backes sur les motifs de réclamations des usagers des taxis. D’après la ministre, en dix ans, le service a été «contacté au total 2 846 fois pour des réclamations et pour des demandes diverses de renseignements». Des réclamations qui sont, en outre, en hausse depuis 2016.

La plupart du temps, ces plaintes concernaient le prix de la course de taxi. En 2025, 390 des réclamations avaient pour motif le montant de la course, contre 244 en 2024.

«D’autres motifs fréquents incluent le comportement des conducteurs ou conductrices, ainsi que des questions pratiques générales, notamment liées à l’établissement d’une facture pour des raisons d’assurance», précise la ministre dans sa réponse. En 2025, 58 réclamations concernaient le comportement du chauffeur de taxi.

Des réclamations analysées

Pour chaque réclamation, une analyse détaillée a été réalisée. Ainsi, l’exploitant de l’entreprise ainsi que le conducteur ou la conductrice ont été interrogés sur les faits reprochés. Une solution appropriée et équilibrée a été trouvée. Dans le cas où le client du taxi a été surfacturé, un remboursement du montant excédentaire est effectué.

«C’est le cas dans environ 70 % des réclamations liées au prix, et le client se voit rembourser le montant correspondant par l’entreprise exploitante (…). Si aucune solution à l’amiable n’est possible, le dossier est transmis à la commission des taxis. Celle-ci est habilitée, selon la gravité du cas, à prendre des mesures disciplinaires, telles qu’une suspension temporaire de la carte de conducteur ou de la licence. De tels cas sont toutefois rares, car la majorité des réclamations ont pu être clarifiées et résolues à une étape antérieure», explique Yuriko Backes dans sa réponse.

L’ensemble de ces réclamations sont évaluées au fil du temps et sont intégrées dans la formation des conducteurs de taxi.

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