Face à la disparition progressive des derniers témoins de la Shoah liés au Grand-Duché, l’historienne Blandine Landau a mené un projet d’envergure qui l’a portée au-delà des frontières de l’Europe.
Rendre la mémoire de la Shoah au Grand-Duché accessible à tous. C’est tout l’objectif de l’historienne Blandine Landau. Mercredi, la chercheuse de l’université du Luxembourg a présenté, à la Villa Pauly (ancien siège de la Gestapo), les résultats d’un projet de grande envergure. Depuis 2024, avec le soutien de la fondation Zentrum fir politesch Bildung, elle a lancé une vaste campagne de collecte de témoignages auprès des survivants liés au Luxembourg. Au cours de sa thèse de doctorat, la spécialiste a constaté «qu’aucune initiative publique à grande échelle de recueil de témoignages n’avait été conduite» dans le pays. Contrairement aux vastes archives existantes dans le monde. Pourtant, comme elle l’explique, «les témoins et les survivants étaient encore présents et relativement nombreux».
De mai 2024 à juillet 2025, Blandine Landau a réuni près de 60 témoignages de survivants de la Shoah liés au Grand-Duché, dépassant l’objectif initial de 25 entretiens. «Le processus est toujours en cours, j’ai d’autres interviews prévues dans les semaines à venir», ...
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