Face aux problèmes de sécurité dans les transports publics, l’OGBL interpelle Yuriko Backes et attend des mesures concrètes de sa part.
Les chiffres ne trompent pas : les transports publics connaissent une recrudescence d’agressions et de violences. Une situation qui inquiète l’OGBL, qui ne se satisfait plus des réponses de la ministre de la Mobilité, Yuriko Backes, aux nombreuses questions parlementaires sans qu’aucun acte ne se concrétise.
Rappelant que cette situation concerne l’ensemble des réseaux publics, qu’il s’agisse du transport routier (RGTR, AVL, TICE) ou bien du rail (CFL et Luxtram), le syndicat souhaite alerter une nouvelle fois sur les conditions de travail des conducteurs et agents, exposés quotidiennement à des actes d’incivilité, des menaces et des agressions physiques.
«Si le ministère de la Mobilité et les opérateurs évoquent différentes mesures — plans de sécurité, coopérations avec les forces de l’ordre ou réflexions législatives —, l’OGBL constate sur le terrain que les annonces ne suffisent pas à endiguer la montée de la violence», analyse le syndicat. Le réseau RGTR en particulier connaît plusieurs dysfonctionnements majeurs à cause du manque de cabines de conduite sécurisées ou mal conçues ainsi que d’une absence de suivi de l’efficacité de ces dispositifs.
Une «vive préoccupation»
«Le personnel du rail est également confronté à une augmentation de situations à risque, notamment en soirée, la nuit ou sur certains axes sensibles, sans toujours bénéficier d’un encadrement sécurisé suffisant», ajoute l’OGBL. Et ce, malgré l’embauche récente d’agents de sécurité par Luxtram. «L’OGBL exprime sa vive préoccupation face à cette évolution et interpelle directement le ministère de la Mobilité. La sécurité du personnel et des usagers ne peut plus être traitée comme une question secondaire.»
Face à cette situation, l’OGBL pose donc plusieurs revendications :
• la généralisation de cabines de conducteur sécurisées et adaptées sur l’ensemble du parc RGTR,
• l’introduction de critères clairs pour les cabines à installer,
• une analyse sérieuse et transparente des dispositifs de sécurité existants sur tous les réseaux,
• un renforcement immédiat et visible de la présence d’agents de sécurité, tant dans les bus que dans les trains et les trams,
• une coordination renforcée avec les forces de l’ordre, incluant des patrouilles ciblées,
• un suivi clair, public et régulier des agressions et incidents afin de mettre en place des mesures réellement efficaces.
Pour l’OGBL, la sécurité est une «condition essentielle» pour garantir des conditions de travail dignes et un service public de qualité. «Le ministère de la Mobilité est aujourd’hui face à ses responsabilités. L’OGBL attend des actes concrets, rapides et mesurables, à la hauteur des enjeux humains et sociaux que représente la sécurité dans les transports publics.»