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Scolarité : pas de SePAS au fondamental


D'autres structures existent, selon le ministre Claude Meisch. (Photo: archives editpress/didier sylvestre)

La création d’un SePAS au fondamental n’est pas nécessaire, selon le ministre de l’Éducation nationale. Il préfère un dispositif «à trois niveaux».

Des élèves, réunis à la Chambre des députés lors du dernier «Zuch vun der Demokratie», ont demandé la création d’un service de type SePAS (Service psycho-social et d’accompagnement scolaire) dans l’enseignement fondamental – il est en effet réservé pour l’heure seulement aux lycéens.

«Tout comme les élèves plus âgés, les plus jeunes peuvent eux aussi être confrontés à des difficultés personnelles, familiales, émotionnelles ou scolaires», appuient les députées LSAP Francine Closener et Claire Delcourt en interpellant le ministre de l’Éducation Claude Meisch sur cette question.

Ce dernier leur a répondu ce mercredi. Pour lui, reproduire ce qui se pratique dans le secondaire n’est pas la bonne solution. En effet, explique-t-il, le pays compte «164 écoles réparties sur près de 400 bâtiments scolaires», avec des tailles très variables allant de 102 à 996 élèves. Dans ce contexte, «l’attribution d’un service autonome à chaque école ne se révélerait pas pertinente». Il préfère donc une approche «davantage flexible», organisée aux niveaux local, régional et national.

Deux nouvelles mesures

Et de détailler ce qui est déjà en place autour des élèves à besoins éducatifs spécifiques. Au niveau local, le titulaire de classe est la «première personne de référence et de confiance» et, dès qu’apparaissent des difficultés, il doit engager le dialogue, analyser les causes potentielles et mettre en œuvre des mesures avec l’équipe pédagogique et les parents. L’instituteur spécialisé dans la scolarisation des élèves à besoins éducatifs spécifiques (I-EBS) soutient, lui, les équipes pédagogiques et «assure le lien avec les acteurs régionaux et, le cas échéant, nationaux».

Si les difficultés persistent, l’équipe de soutien des élèves à besoins éducatifs spécifiques (ESEB) peut intervenir au niveau régional. Elle effectue un diagnostic et décide soit de conseiller l’école et les parents, soit d’assurer elle-même la prise en charge telle qu’arrêtée par la commission d’inclusion. Au niveau national, la Commission nationale d’inclusion (CNI) est saisie pour les interventions spécialisées comme les thérapies, la rééducation, la scolarisation spécialisée ou les ateliers par un centre en psychopédagogie spécialisée.

Le ministre met aussi en avant des développements récents. Depuis la rentrée 2024/25, les assistants pour élèves à besoins éducatifs spécifiques (A-EBS) «contribuent à la prise en charge» en aidant les élèves dans la réalisation des gestes de la vie quotidienne et en favorisant leur participation aux activités de la vie scolaire. Enfin, une nouvelle mesure, le service social scolaire «ONE-Schouldéngscht», instaure «un lien direct» entre enseignants, famille et Office national de l’enfance (ONE), pour déterminer une prise en charge adaptée, notamment sur les compétences socio-émotionnelles.

Pour suivre l’évolution des besoins psychosociaux, Claude Meisch cite enfin les ÉpStan, un outil «essentiel de monitoring» qui évalue aussi le climat d’école et de classe et la motivation des élèves; les informations sont communiquées aux classes et aux écoles, afin d’être intégrées dans les plans de développement scolaire.

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