D’après le député Pirate Sven Clement, les patients du centre hospitalier Émile Mayrisch (CHEM) font face à des délais d’attente supérieurs à six semaines pour obtenir un rendez-vous d’échographie. Dans une réponse parlementaire, la ministre de la Santé confirme cette information et explique les raisons de cette situation.
Les délais pour un examen échographique s’allongent au CHEM, l’un des plus importants hôpitaux du pays. Dans une question adressée à la ministre de la Santé, Martine Deprez, le député Pirate Sven Clement s’interroge sur le fait que «des patients ont récemment été informés qu’il n’y avait aucun rendez-vous pour des échographies sur aucun des trois sites du CHEM dans un délai de moins de 6 semaines. Cela signifie des temps d’attente de plus de 6 semaines, ce qui peut être problématique pour un examen diagnostique potentiellement vital».
La ministre de la Santé confirme cette information dans sa réponse. «Actuellement, il peut effectivement y avoir des temps d’attente plus longs pour certaines prestations d’échographie», précise-t-elle, avant de poursuivre : «Il convient de souligner que ces temps d’attente n’ont aucune influence sur la qualité des soins et ne représentent aucun risque pour la sécurité des patients. Les examens urgents continuent d’être effectués immédiatement, soit par une coordination directe entre le radiologue et le médecin prescripteur, soit par une orientation directe vers le service des urgences».
Les ressources médicales réduites
Alors pourquoi les délais d’attente sont-ils aussi longs ? Pour Martine Deprez, ces difficultés «concernent principalement les examens échographiques de l’appareil locomoteur (ostéo-articulaires)». D’après la ministre de la Santé, «la réduction d’une partie des ressources médicales spécialisées a entraîné un transfert d’activité vers le CHEM». Une situation qui a eu une «influence directe sur la charge de travail et, par conséquent, sur les temps d’attente». Elle précise également que l’ouverture du centre médical du sport (CMDS) à Niederkorn a engendré «un impact direct sur l’organisation».
Des mesures pour améliorer la situation
Face à ces difficultés, Martine Deprez a pris plusieurs mesures. Pour les patients ayant une consultation en médecine du sport, des créneaux spécifiques pourront être réservés, ceci leur permettant de réaliser leur échographie le jour même de la consultation. De plus, une deuxième salle exclusivement dédiée aux examens échographiques sur le site de Niederkorn est sur le point d’ouvrir. En parallèle, certains examens échographiques spécialisés (notamment les échographies mammaires ou thyroïdiennes sur le site d’Esch) seront réalisés lors de consultations spécifiques. Les délais d’attente devraient donc être réduits.