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Prisons : des cas de gale constatés mais des «installations d’hygiène jugées satisfaisantes»


Seize cas de gale ont été enregistrés à Uerschterhaff. (Photo : editpress)

Dix cas à Schrassig, seize à Uerschterhaff et aucun à Givenich : le gouvernement luxembourgeois fait la lumière sur l’état de la gale dans les prisons du pays.

La gale a-t-elle envahi les prisons luxembourgeoises ? Récemment, un article de presse faisait état de plusieurs cas présumés au sein du centre pénitentiaire de Schrassig. Une situation qui a poussé le député LSAP Dan Biancalana à interpeller les ministres de la Justice et de la Santé. Elisabeth Margue et Martine Deprez expliquent tout d’abord que les derniers cas présumés de gale se sont produits au centre pénitentiaire d’Uerschterhaff (CPU) et non à Schrassig.

Elles précisent qu’au cours des trois dernières années, dix cas de gale ont été recensés au centre pénitentiaire de Schrassig. Depuis l’ouverture du CPU en 2022, seize cas de gale ont été enregistrés. Le centre pénitentiaire de Givenich n’en a, quant à lui, comptabilisé aucun à ce jour.

Des chiffres qui posent question sur les règles d’hygiène dans les prisons du pays. Sont-elles insuffisantes ? Pour les deux ministres, «aucune défaillance hygiénique susceptible de favoriser une propagation accélérée de la gale» n’a été constatée.

«Les centres pénitentiaires disposent de procédures régulières de nettoyage ainsi que de contrôles de l’hygiène et de l’état des installations», poursuivent-elles. Elles précisent que les douches sont régulièrement entretenues et les draps changés toutes les deux semaines.

Les détenus isolés en cas de contact avec la gale

Tout détenu atteint de la gale est, en outre, placé pendant 24 h à l’isolement afin d’éviter tout contact avec d’autres détenus. «La réintégration dans une section ordinaire n’est possible qu’après accord écrit des services compétents, et un contrôle médical post-traitement est réalisé conformément aux instructions du médecin», soulignent les deux ministres.

Dans le but d’éviter toute propagation de la maladie, les centres pénitentiaires appliquent des protocoles stricts d’hygiène et de gestion du matériel. Les effets personnels comme les vêtements, la literie, sont conditionnés de manière hermétique ou sont congelés pendant 72 h. Ils sont aussi stockés pendant sept jours avant d’être lavés ou restitués pour éviter tout risque de transmission indirecte.

Elisabeth Margue et Martine Deprez précisent qu’à ce jour «aucun audit n’a été réalisé dans les centres pénitentiaires».

«Une telle démarche n’ayant pas été jugée nécessaire au vu de l’état satisfaisant des installations. Il est cependant prévu, dans le cadre de la réhabilitation du centre pénitentiaire de Luxembourg, de moderniser les infrastructures, dont notamment les salles de douches», concluent-elles.

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