Le gouvernement a organisé jeudi une première table ronde tripartite consacrée à l’intelligence artificielle (IA). Le Premier ministre, Luc Frieden, et une large frange de ministres ont discuté avec les syndicats et le patronat de l’impact de cette nouvelle technologie sur le marché du travail et la société.
Au terme de cette première «tripartite» consacrée à l’IA, Luc Frieden a salué des échanges «constructifs et utiles». L’objectif : définir comment il sera possible d’orienter le développement de l’intelligence artificielle afin qu’elle serve «le progrès sociétal, social et économique» et «améliore la qualité de vie (des) citoyens».
Le Premier ministre a répété que le Luxembourg entend se positionner comme «un précurseur en matière d’adoption et de développement de l’IA, en misant sur une large participation, une sensibilisation à tous les niveaux et une gouvernance responsable». La «conviction» du gouvernement est que l’IA, «lorsqu’elle est comprise, maîtrisée et utilisée dans l’intérêt du bien commun, peut devenir un moteur puissant d’innovation, de développement durable et de croissance inclusive».
Selon un rapport commandé par Google, le Luxembourg pourrait voir son PIB augmenter de 9 % au cours des dix prochaines années. À la condition toutefois que l’IA soit adoptée de manière généralisée et que des programmes de requalification et de perfectionnement des compétences des travailleurs soient mis en place. Près de 64 000 postes pourraient être fragilisés par l’IA, mais seuls 6 % risquent réellement de disparaître.
Les acteurs réunis jeudi ont décidé de lancer une étude globale évaluant l’impact de l’IA sur la productivité, le marché du travail, les formations, l’éducation et d’autres domaines clés. Au moins une autre «tripartie» sera organisée pour approfondir les discussions.