La population suisse a observé vendredi une minute de silence pour rendre hommage aux victimes de l’incendie d’un bar de la station de ski de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 116 blessés la nuit du nouvel an. Des personnalités publiques comme le Grand-Duc Henri ou le président français Emmanuel Macron étaient présents.
À l’appel du gouvernement de la Confédération et des autorités ecclésiastiques, ce silence a été suivi par le tintement des cloches des églises de tout le pays, qui ont résonné pendant cinq minutes, en marge d’une cérémonie d’hommages aux victimes tenues dans le canton du Valais, à Martigny (sud-ouest).
Un peu partout dans le pays alpin, comme à Genève, Sion ou Zurich, la minute de silence a été respectée dans les entreprises, les administrations, les écoles et même dans la rue, ou des passants se sont parfois arrêtés de marcher lorsque les cloches ont retenti.
Cette minute de silence marque une journée de deuil national et d’hommages aux victimes de l’incendie qui a ravagé le bar Le Constellation, à Crans-Montana dans le Valais, à l’heure ou de nombreux adolescents et jeunes adultes fêtaient la Saint-Sylvestre.
Le cérémonie de Martigny, tenue en présence d’un millier de personnes et des présidents français Emmanuel Macron et italien Sergio Mattarella, – dont les pays ont été particulièrement endeuillées avec respectivement neuf et six morts et de nombreux blessés – était retransmise sur des écrans de Crans-Montana. Comme annoncé il y a quelques jours, le Grand-Duc Henri était présent à la cérémonie d’hommage.
Dans une salle de la station recouverte d’un épais manteau de neige vendredi, plusieurs centaines d’habitants et de touristes ont pu suivre en direct cette cérémonie, certains parvenant mal à retenir leurs larmes.
« Je suis quelqu’un qui fait assez la fête. Ça m’a fait penser a moi. Je me suis dit, on aurait pu être dans une soirée sans faire attention et être piégé comme ça… Je me suis vu dans tout ça. Donc j’ai dit que j’allais faire le geste », a raconté à l’AFP Azeddine Mekrabech, 30 ans, spontanément venu de Lyon muni de 40 roses blanches, soit une pour chacun des défunts de la tragédie.