Le Luxembourg se dote d’«OBEDIA-Kids», un réseau national de compétences dédié au diabète et à l’obésité chez les enfants et les adolescents.
L’obésité et le diabète sont en forte progression chez les enfants et les adolescents, observe le CHL. Pour contrer cette tendance, le Luxembourg a lancé, ce mercredi 4 mars, un réseau national de compétences dédié à ces maladies, nommé OBEDIA-Kids». Créé autour de trois partenaires que sont le Centre Hospitalier de Luxembourg (CHL), les Hôpitaux Robert Schuman (HRS) et le Rehazenter, celui-ci a pour mission de prévenir, dépister et coordonner la prise en charge des jeunes patients au sein d’un cadre structuré et collaboratif.
À cette collaboration entre ces trois grands pôles s’ajoutent des partenaires libéraux, notamment les pédiatres, médecins généralistes, diététiciens et psychologues, nécessaires pour établir un véritable réseau dédié à la prise en charge des enfants atteints de ces pathologies chroniques et complexes.
Si la prise en charge des patients constitue la priorité du projet, il s’agit également de faire collaborer les différents partenaires (hôpitaux, médecins libéraux et structures médico-sociales) afin de créer une équipe multidisciplinaire, intra- et extrahospitalière. «OBEDIA-Kids» vise aussi à assurer la continuité des soins entre la pédiatrie et la prise en charge à l’âge adulte, et ainsi améliorer et évaluer la qualité des suivis grâce à des outils adaptés à chaque pathologie.
Enfin, OBEDIA-Kids est un SWEET Centre de Référence de diabétologie pédiatrique (SWEET Initiative, www.sweet-project.org) et membre de l’ERN (Réseau de Référence Européen) Endo (endocrinologie pédiatrique rare), ce qui lui permet de bénéficier d’un niveau d’expertise international et de favoriser le partage de bonnes pratiques entre centres spécialisés.
Améliorer l’accompagnement
Le Dr Carine De Beaufort, médecin spécialiste en pédiatrie, diabétologie et endocrinologie au CHL, explique qu’aujourd’hui, au Luxembourg, « un enfant sur cinq est en surpoids ou en situation d’obésité. Entre 60 et 80 % d’entre eux le resteront à l’âge adulte et présenteront des complications physiques, psychologiques et sociales importantes, avec un risque accru de développer un diabète insulino-résistant (de type 2, en lien avec l’obésité). »
Elle ajoute que «le diabète de type 1, qui est insulino-déficient (manque absolu d’insuline) et potentiellement mortel sans traitement par injections d’insuline, augmente de 2 à 3 % chaque année. Les enfants présentant un diabète de type 1 ou une obésité ont besoin d’un suivi régulier et d’un accompagnement renforcé lors de la transition vers les services pour adultes.»
Le docteur espère ainsi «pouvoir améliorer l’accompagnement de ces enfants et adolescents pour une meilleure gestion de leur maladie à l’âge adulte» grâce à ce nouveau réseau de compétences.