Dans le Bambësch, la Ville de Luxembourg mise sur la traction animale pour entretenir une forêt fragilisée par le changement climatique.
Au nord de la capitale, entre sentiers balisés et vallons humides, le Bambësch déploie ses quelque 600 hectares de forêt. Dans ce poumon vert bien connu des promeneurs luxembourgeois, un attelage peu commun attire les regards : un cheval de trait, guidé à la voix et aux rênes, tire lentement un tronc d’arbre à travers les hêtres.
«On ne s’amuse pas à abattre des arbres pour le plaisir», explique Thierry Kozlik, chef du service forêts de la Ville de Luxembourg. Chaque intervention s’inscrit en effet dans un plan de gestion décennal, décliné ensuite annuellement et voté par le conseil communal. Sécurisation des chemins (plus de 100 kilomètres sont balisés ici), plantations, éclaircies : tout est planifié.
Concrètement, les arbres à abattre sont d’abord marqués par le garde forestier. «Ce sont souvent ceux qui ne sont pas très beaux, de travers ou qui gênent un arbre bien droit. On enlève celui qui pourrait entraver le développement des autres», souligne le géomètre.
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