La retraite, l'État y pense pour des raisons budgétaires. Les jeunes actifs rarement. Ceux qui s'en approchent l'espèrent autant qu'ils la redoutent. Dans cette série, des pensionnés du pays racontent leur retraite, pour dépasser les clichés.
Aujourd’hui, direction… la salle de réunion du Quotidien avec Carlo Seny. Élégant, calme, réfléchi, cet ancien banquier de 61 ans, aujourd’hui coach de retraite bénévole au GERO, a préféré se déplacer, ayant d’autres choses à faire dans le quartier – ce qui illustre assurément son sens de l’organisation et son refus de perdre du temps depuis son départ à la retraite.
Depuis combien de temps êtes-vous à la retraite?
Carlo Seny : J’ai arrêté de travailler il y a un peu plus de quatre ans quand mon employeur m’a proposé un plan de préretraite. J’étais banquier, en fin de carrière en banque privée. Au départ, c’était une surprise. Je n’étais pas préparé à arrêter si tôt. Je savais déjà que mon patron allait faire ce plan, mais je ne savais pas s'il allait me le proposer ni même si j'allais le prendre.
Qu’est-ce qui vous a fait dire oui à cette préretraite?
Il y a eu un calcul financier, bien sûr, parce que je n’allais pas toucher tout de suite ma retraite complète. Mais il y a aussi eu autre chose : l’idée de saisir une occasion unique. Trois ans plus tôt que prévu, c’était une vraie chance. Et puis, dans le travail, surtout ces dernières années, il y ...
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