La retraite, l'État y pense pour des raisons budgétaires. Les jeunes actifs rarement. Ceux qui s'en approchent l'espèrent autant qu'ils la redoutent. Dans cette série, des pensionnés du pays racontent leur retraite, pour dépasser les clichés.
Aujourd'hui, direction Pétange pour rencontrer un agriculteur à la retraite. Du moins, c'est ce que nous imaginions avant d'arriver chez lui. La réalité est tout autre : à 65 ans – on lui en donne dix de moins –, Guy Arend est toujours actif et n’a jamais vraiment quitté la ferme familiale de Pétange, désormais transmise à son épouse. Entre les animaux, les champs, quelques engagements locaux, il raconte une retraite très éloignée de l’image classique du repos bien mérité. Chez lui, être pensionné ne signifie pas tourner la page.
Vous touchez une pension depuis cinq ans, mais vous ne vous considérez pas vraiment comme retraité. Pourquoi?
Guy Arend : Pas vraiment, non. À 60 ans, j’avais droit à ma pension, mais je n’ai jamais vraiment arrêté. La ferme a été transmise à mon épouse, qui a toute l’expérience pour la mener, et moi je continue à y travailler. Je vais un peu plus lentement qu’avant, j’ai réduit l’activité, mais je suis encore là presque tous les jours. Disons que je suis pensionné, mais que je n’ai pas quitté la ferme.
Qu’est-ce qui vous empêche de ...
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