Le montant des pensions sera revalorisé de 1,5 % au 1er janvier 2026, a annoncé le gouvernement ce mardi.
Une loi relative à l’assurance pension prévoit en effet que le gouvernement examine tous les ans, sur la base d’une analyse de l’évolution du niveau moyen des salaires cotisables réalisée par l’Inspection générale de la sécurité sociale (IGSS), s’il y a lieu de procéder ou non au réajustement des pensions courantes.
Une hausse similaire avait déjà été appliquée au 1ᵉʳ janvier 2025, avant l’index de 2,5 % le 1ᵉʳ mai.
Cette augmentation intervient au bout d’une année marquée par un débat très tendu sur la réforme des pensions. Elle entrera en vigueur en parallèle à la revalorisation annoncée.
Pour les personnes déjà à la retraite, il est important de souligner qu’elles ne sont pas concernées par les ajustements adoptés pour pérenniser le système des pensions. Elles continueront notamment à bénéficier de l’allocation de fin d’année, pour des «raisons de cohésion sociale», comme le souligne le texte de loi.
Le niveau de vie des retraités – en moyenne de 4 700 euros par mois – est supérieur à celui des actifs (4 130 euros). Toutefois, pour une personne senior vivant seule, la pension minimale (2 350 euros brut après 40 années de cotisations) ne suffit pas à couvrir ses besoins essentiels. Son budget de référence est de 2 580 euros.
Selon le Statec, un quart des pensionnés (22 %) touche aujourd’hui une pension nette inférieure à la pension minimum (2 060 euros), et cela concerne 38 % des femmes et 13 % des hommes.