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Les dépassement budgétaires des chantiers de Clervaux et Howald examinés


La transversale de Clervaux coûte plus cher que prévu. (Photo : archives lq/fabrizio pizzolante)

Les (mauvaises) surprises ne sont pas rares lorsque sont entrepris des travaux de construction ou d’aménagement, entraînant immanquablement des dépassements de budget. À Clervaux ou Howald, on ne dira pas le contraire.

La ministre de la Mobilité et des Travaux publics, Yuriko Backes, est venue en commission ce jeudi matin présenter deux projets de loi pour réajuster les budgets de deux chantiers – la transversale de Clervaux (liaison N7-N18) et le pôle d’échange de Howald avec le réaménagement de la rue des Scillas. Ces rallonges ne constituent pas une surprise, puisqu’elles avaient déjà été évoquées à plusieurs reprises lors du suivi des grands projets en commission de l’Exécution budgétaire.

Clervaux : +14,8 millions d’euros

Rappel des faits : pour la transversale de Clervaux, le budget initial avait été fixé à 73 millions d’euros et il doit désormais être augmenté de 14,8 millions, tranches indiciaires incluses. La faute à un volume de roche à terrasser plus important que prévu, nécessitant des stabilisations supplémentaires, et la gestion de 250 000 mètres cubes de matériaux excédentaires.

À cela, il faut ajouter la démolition imprévue de deux maisons près d’un rond-point, ainsi que l’élargissement de 2 mètres et le rehaussement de 50 centimètres du tablier pour intégrer la piste cyclable PC7 et réaliser les travaux sans trop perturber le trafic. L’administration des Ponts et Chaussées a indiqué que les travaux supplémentaires devraient démarrer en 2028 et se terminer «assez rapidement».

Howald : +32,5 millions d’euros

Le deuxième projet de loi sur la table ce jeudi concernait cette fois la construction du pôle d’échange de Howald et le réaménagement de la rue des Scillas. Le budget initial de 130 millions d’euros est, là aussi, revu à la hausse de 32,5 millions, tranches indiciaires incluses.

Pourtant, depuis le début du chantier en 2020, 12,6 millions d’économies ont été réalisées. Mais elles ne compensent pas les surcoûts liés à la hausse exceptionnelle des prix de la construction au début des années 2020, à l’augmentation des quantités en phase d’exécution comme le terrassement et à une coordination complexe avec le chantier Luxtram créant retards et travaux supplémentaires.

En plus, le périmètre a été revu, se retrouvant étendu au-delà du carrefour de la rue des Bruyères, et des travaux imprévus ont concerné la rénovation du tunnel Rangwee 1.

Enfin, lors de la phase de dépollution et démolition, des matériaux contaminés ont dû être analysés puis évacués vers des décharges à l’étranger, alourdissant la facture.

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