Le chirurgien suspendu réfute dans une lettre adressée à ses patients l’accusation selon laquelle il aurait pratiqué des interventions médicales non nécessaires. Nos confrères du Wort ont obtenu une copie de ce courrier.
La ligne de défense du Dr Philippe Wilmes reste claire : il fait l’objet d’«accusations anonymes et non fondées» sans avoir eu la possibilité de se défendre. Il fait l’objet d’une suspension de trois mois.
Dans la lettre envoyée à ses patients, le médecin spécialiste en orthopédie estime que l’affaire est politiquement motivée. «Mon engagement politique en faveur d’un meilleur système de santé et d’un accès équitable aux thérapies modernes et innovantes pour tous a manifestement dérangé», écrit-il. Dans ce contexte, des instruments de l’État de droit auraient été «utilisés de manière irresponsable afin de tenter d’écarter un adversaire politique».
Le Dr Wilmes a occupé par le passé le poste de vice-président de l’Association des médecins et médecins-dentistes (AMMD). Il est engagé pour une plus grande libéralisation de la médecine au profit des cabinets privés. Dans ce contexte, il a lancé, avec Alain Schmit, l’ex-président de l’AMMD, le projet Findel Clinic, qui propose à des praticiens spécialisés de louer des locaux équipés.
Ce mercredi matin, le dossier Wilmes doit être traité en commission parlementaire en présence de la ministre Martine Deprez. Cette réunion d’urgence avait été demandée par déi gréng et leur députée Djuna Bernard.