Avec 0,6 % de croissance, l’année 2025 fait mieux que les dernières années mais reste bien faible par rapport aux performances d’avant 2022. Et d’après le Statec, l’année 2026 ne devrait pas changer cette tendance.
Après quatre trimestres consécutifs de progression, le PIB en volume du Luxembourg a marqué une pause, enregistrant une légère baisse (-0,1 %) sur le dernier trimestre de 2025. Cette contre-performance entraîne une croissance certes plus forte que ces dernières années (+0,1 % en 2023, +0,4 % en 2024), mais qui continue de quasiment stagner en 2025 avec 0,6 %. Ce résultat ne constitue encore qu’une première estimation mais est inférieur aux dernières prévisions du Statec qui tablait sur une progression du PIB en volume de 1 % en 2025. Elle reste surtout très faible au vu des performances passées (7 % en 2021).
«Les contributions les plus positives proviennent des activités à dominante non marchande (administration publique, éducation et santé) et de l’industrie ainsi que – dans une moindre mesure – des services aux entreprises et location», analyse le Statec. À l’inverse, la plupart des autres branches marchandes ont vu leur valeur ajoutée se replier au quatrième trimestre, notamment dans les services d’information et communication, le commerce, les transports et les activités financières. «Pour ces dernières, il faut noter que le recul enregistré au quatrième trimestre (-0,3 %) intervient après un très net rebond au 3e trimestre (+2,7 %)», nuance le Statec.
Comme au troisième trimestre, les dépenses de consommation (privée et publique) ont continué à croître à un rythme «relativement dynamique». La consommation des ménages sur la fin de 2025 a notamment été stimulée par les dépenses en services de santé, de télécommunications et de restauration. En revanche, le total des exportations a diminué d’environ 1 % sur un trimestre, surtout à cause des exportations de services non financiers.
Déjà des craintes pour 2026
Si le Statec table sur une croissance de 1,7 % en 2026, cette estimation est susceptible d’être révisée vers le bas au vu du contexte international, en particulier face aux tensions au Moyen-Orient. «Le prix du baril de Brent s’est installé au-dessus de la barre des 100 dollars depuis la mi-mars, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis 2022 lorsque la Russie est entrée en guerre contre l’Ukraine.»
La crainte d’un choc durable sur les prix énergétiques pourrait entraîner une inflation bien plus élevée que prévu, les prix des carburants à la pompe ont déjà largement accusé le coup, qui pourrait dégrader la situation économique.
Le Statec a également confirmé qu’il maintenait sa prévision pour une prochaine indexation au 2e trimestre 2026.