Selon le Statec, l’inflation annuelle s’est établie à 1,3 % en janvier et en février 2026, un niveau relativement modéré. L’institut souligne donc que «le recul des prix des produits énergétiques continue de freiner l’inflation».
Sur un an, l’énergie reste en nette baisse, notamment en raison de la diminution des prix de l’électricité et des produits pétroliers, ce qui a contribué à contenir la hausse globale.
L’alimentation sous pression
En revanche, tous les secteurs ne suivent pas la même tendance. Le Statec note ainsi que «les prix des produits alimentaires poursuivent leur progression», avec une hausse de 3,1 % sur un an en février.
Plusieurs produits du quotidien sont concernés, comme les articles de bijouterie et d’horlogerie (+8,5 %) ou encore les produits de nettoyage et d’entretien ménagers, mais aussi la viande fraîche (+5,6 %), les légumes (+3,6 %) et surtout le café (+11,5 %).
Les carburants repartent à la hausse
Mais cette accalmie pourrait être de courte durée. Le Statec observe en effet qu’«en mars, les prix des carburants ont sensiblement augmenté», à la suite du blocage du détroit d’Ormuz et des tensions au Moyen-Orient, marquant un retournement par rapport aux mois précédents.
Une évolution récente qui ne se reflète pas encore pleinement dans l’inflation annuelle, mais qui pourrait surtout influencer les prochains mois. Notons toutefois que pour ce mois de mars, l’inflation annuelle grimpe à 2,4 %.
L’agrégat progresse ainsi de 12,2 % par rapport à février, avec une hausse particulièrement marquée pour le mazout de chauffage, qui grimpe de 37,3 % par rapport à février et de 33,2 % sur un an.
Dans le détail, les carburants affichent un rebond exceptionnel de 15,6 % en un mois, soit la plus forte augmentation mensuelle jamais observée dans l’IPCN. Le prix du litre de diesel augmente de 22,2 % en un mois et celui de l’essence de 10,7 %.
L’index toujours hors de portée
Malgré ces hausses, le déclenchement d’une nouvelle tranche indiciaire reste hors d’atteinte pour le moment. Le Statec précise en effet que «la moyenne semestrielle de l’indice reste inférieure au seuil de déclenchement».
En pratique, cela signifie que, malgré la remontée des carburants, l’indexation des salaires n’est toujours pas d’actualité, mais reste prévue au deuxième trimestre 2026.