[NATIONS LEAGUE] Les Rout Léiwen ont pris une option sur le maintien en Ligue C en ramenant une belle victoire de Malte et en levant l’option «aucune suspension pour le retour». Mais Moris s’est blessé.
De notre envoyé spécial à La Valette, Julien Mollereau
Florian Bohnert avait spéculé sur une ambiance hostile, au stade Ta’Qali. Elle ne l’était pas vraiment. Mais longtemps surnaturelle, par contre, c’est sûr. Congelée par un vent froid, peu animée par deux équipes qui se guettaient d’une façon un peu craintive et interrompue brièvement à la 18e minute pour… débarrasser l’aire de jeu des nombreux rouleaux de papier toilette qui la jonchaient, aussi. «Leo» Barreiro n’était pas venu pour faire le ménage mais il s’est exécuté, dans un petit instant suspendu qui a rajouté au faux rythme de cette rencontre curieuse.
Il faut savoir survivre à ce genre de partie un peu lunaire pour réaliser de grandes choses, du genre survivre à un barrage et sauve sa peau en Ligue C. L’idée, c’est de frapper fort quand on en a l’occasion et de ne pas flancher quand on connaît un petit trou.
Strasser et ses hommes ont rempli le contrat à moitié en première période. V. Thill, sur une remise de Barreiro, a rasé pour quelques centimètres le montant droit de Bonello (26e). Raté pour l’opportunisme offensif. Mais dans les arrêts de jeu, Korac s’est mis à genou pour contrer un tir de Mbong au point de penalty, puis Moris a dû se détendre pour gêner Chouaref au deuxième poteau, alors que Jans prolongeait l’action sur son propre poteau (45+3). Tout bon pour le réalisme défensif.
Olesen finit le boulot
Mais ce sera du 100% au retour des vestiaires. Mbong rate son plat du pied seul face au but, sur un petit centre sur lequel il a le temps (46e) mais sur la remontée de balle qui suit, Bohnert dépose un centre parfait au deuxième poteau, par-dessus le dernier défenseur et V. Thill tacle au fond (0-1, 47e).
Pour l’heure, dans ce match à 60%de possession de balle, les Rout Léiwen ont donc aussi pu compter sur les failles maltaises. Il y en a parce que c’est aussi de ça dont est faite la Ligue D. Et au moment où les insulaires devraient élever leur niveau de jeu devant le but adverse, c’est le Grand-Duché qui le retrouve enfin, ce réalisme trop longtemps perdu depuis la mise à l’écart de Gerson Rodrigues.
Cardona, au deuxième poteau, tente encore une reprise extrêmement compliquée qui finit bien évidemment dans les nuages (78e). Même le buteur de l’AS Saint-Étienne ne peut pas inventer la rigueur nécessaire dans les seize mètres pour aider Malte à y croire. Buhagiar ratera lui un centre au premier poteau, qui eut sans doute été fatal s’il l’avait coupé (90+1).
Et comme pour illustrer cette frontière étanche que le Luxembourg semble avoir remis ente lui et les nains du continent, il va punir son hôte dans les arrêts de jeu, d’un corner rentrant d’Olesen (90+4) qui semble déjà plier l’affaire avant le retour. En tout cas, le bon air de la Méditerranée porte désormais clairement ls Rout Léiwen vers le maintien. Et confortable en plus.
MALTE – LUXEMBOURG 0-2 (0-0)
Stade Ta’Qali. Belle pelouse. Arbitrage de M. Peljto (Bih). 9 467 spectateurs.
Évolution du score : 0-1 V. Thill (47e), 0-2 Olesen (90+4)
Cartons jaunes : Satariano (60e) à Malte.
Malte : Bonello – Muscat, Shaw, Pepe, Camenzuli – Guillaumier (87e Zammit), Satariano (78e Buhagiar) – P. Mbong (87e Paiber), Teuma (37e Grech), Chouaref – Cardona.
Luxembourg : Moris (69e Pereira) – Jans, Korac, Carlson, Bohnert – Olesen, C. Martins (87e Moreira), Barreiro – V. Thill (69e S. Thill), Sinani (90+5 De Pina), Dardari (69e Videira).