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[Football] Eliot Thelen : «J’ai vu des choses horribles»


[Fait divers] Un jeune U19 de la FLF était au bar Constellation, à Crans-Montana, dans la nuit du 31 décembre. Légèrement blessé à une main, il est surtout traumatisé, a-t-il dit à nos confrères de RTL.

C’est une année horrible pour la FLF et ses équipes de jeunes. Déjà ébranlée par l’accident de bus des espoirs en Bretagne, en août, la fédération a une nouvelle fois failli vivre un véritable cauchemar : Eliot Thelen, l’un de ses U19, qui évolue en Serie B à Pescara, figure parmi les rescapés de l’incendie de Crans-Montana, en Suisse. Le jeune homme ne souffre que de légères brûlures aux doigts.

C’est sur les réseaux sociaux que la nouvelle est apparue, via un message publié par son club, qui s’est fait l’écho d’un message reçu de la part de cet ancien Racingman, également formé au FC Metz.

Thelen a en effet envoyé à sa sortie de l’hôpital un message bouleversant :  Je suis sorti de l’hôpital il y a deux heures. J’ai un peu mal à la main, mais le problème est surtout psychologique. J’ai vu des choses horribles. Mon meilleur ami doit se faire opérer et un autre est en soins intensifs. Je devais prendre l’avion de Luxembourg demain matin, mais je suis toujours en Suisse. Je ne me sens pas bien. J’essaierai de penser à autre chose. Aujourd’hui, je vais à l’hôpital voir mes meilleurs amis. Ils sont dans un état grave, l’un d’eux est en soins intensifs. Tout cela me fait peur. 

«Je ne pouvais plus respirer»

Et dans la journée de vendredi, marqué, exhibant un énorme pansement à la main droite qui raconte quand même la violence de l’incendie, évoquant même le «complexe du survivant», Thelen s’est confié à nos confrères de RTL. Racontant le drame, qui s’est noué à 1 h 30.

«Soudain, tout le monde a couru et je n’ai rien compris, commence-t-il. Parce qu’il n’y a pas eu de panique. C’est facile, les gens ont couru et je me suis dit : « OK, ils vont sortir maintenant ». Et puis, soudain, je me retourne et je reçois du feu au visage.» Là, il tombe au sol. «J’étais allongé là, dans l’embrasure de la porte. Je pense qu’il y avait deux ou trois personnes au-dessus de moi et je ne pouvais pratiquement pas sortir. Cela veut dire que mes pieds étaient coincés. Je me suis dit, pendant trois ou quatre secondes « oui, c’est fini ». Parce qu’il y avait du feu au-dessus de moi. Je ne pouvais plus respirer. J’ai retenu mon souffle.»

Parvenu à s’extirper, il se retrouve dehors, dans un froid mordant, hagard. Pour prendre l’ampleur de la tragédie. Car le pire est à venir. «C’était une scène d’horreur, un véritable cauchemar. J’ai immédiatement cherché mes amis. Je les ai trouvés assez rapidement, mais ils souffraient.» Lui aussi, visiblement. Et c’est désormais bien dans la tête que cela se passe pour le jeune Luxembourgo-Belge.

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