[BGL Ligue] Hesperange est contraint à une vente forcée, ce mercredi. Des accessoires d’entraînement, du matériel de musculation et… d’autres trucs fous, doivent partir aux enchères.
Une table de ping-pong, un grill pivotant, un banc de chest press, deux vélos Matrix, un frigo AEG, une bouillotte, un grill croque-monsieur, une machine à café Lavazza, mais aussi et surtout… un lot de ballons de football et du matériel d’entraînement, vont être mis en vente ce mercredi à 11 h, au stade Alphonse-Theis par l’étude Geoffrey Gallé, huissier de justice.
Le club hesperangeois, interdit de recrutement, qui doit de l’argent à nombre de membres de ses anciens staffs ainsi qu’à des joueurs, qui aurait reçu pas mal de lettres d’avocats ces derniers temps, selon nos informations, va donc devoir se séparer de ses biens, dont l’essentiel pour pouvoir préparer son retour sur les terrains, début février.
Pas l’idéal alors que la fédération réunissait tous les clubs de BGL Ligue, récemment, pour préciser de nouveau les tenants et aboutissants de sa licence nationale et du fair-play financier qui la sous-tend.
Le point de bascule, c’est 2020
Cette vente aux enchères est donc un nouveau coup dur pour un club dont on se demande comment il finira la saison, dans de telles conditions. Et qui pèse de tout son poids sur le président de l’institution, Fernand Laroche, qui ne méritait pas forcément ce qui s’abat sur ses épaules. C’est l’un de ses anciens bénévoles, Justin Randriatsoaray, qui nous avait donné une longue interview pour rétablir certaines vérités comptables en décembre 2024, nous indiquant à l’époque que «si le Swift avait été une entreprise, il serait déjà en faillite».
Le PDG d’Intermarché a encore dégainé ses chiffres. Au 31 décembre 2019, le club présentait des fonds propres positifs de 73 059 euros, des dettes limitées à 28 700 euros, aucune dette significative envers les joueurs ou le personnel, des engagements financiers honorés sans retard. Malgré le covid et les difficultés financières nées de ce contexte sanitaire si tendu, cette stabilité s’était maintenue.
C’est après, quand le comité n’a plus eu les mains libres pour gérer l’effectif, que tout a dérapé et les exercices 2021 à 2023 révèlent une hausse massive des charges en particulier salariales (effectif pléthorique), l’apparition de dettes envers les joueurs, fournisseurs et administrations, des fonds propres devenus négatifs, un total de dettes avoisinant 785 000 euros en 2023. Et il est peu probable qu’un frigo AEG et un grille croque-monsieur permettent de tout rattraper…