L’artiste britannico-japonais Simon Fujiwara investit le Mudam avec son univers pop et déstabilisant, interrogeant la culture du XXIe siècle à la recherche d’authenticité.
Il y a deux ans, l’exposition-manifeste «A Model», inspirée du projet du même nom présenté en 1968 à Stockholm par l’artiste danois Palle Nielsen, visait à questionner le rôle de l’institution muséale en invitant des artistes internationaux à repenser de nouveaux modèles, loin de la conception traditionnelle du musée comme lieu immuable de présentation, en l'affirmant, au contraire, comme un espace vivant et activable, en prise avec la diversité des débats qui animent la société contemporaine.
D’une certaine manière, l’exposition monographique de Simon Fujiwara «A Whole New World» s’inscrit dans sa parfaite continuité. Mieux : «A Model» supposait à travers son titre que cette exposition collective, entre prêts, nouvelles commandes et œuvres issues de la collection du musée, n’offrait au final qu’une possibilité de repenser l’institution et son espace.
À lui seul, Simon Fujiwara en propose une autre, sous la forme d’un parc à thèmes : à «Mudamland», ainsi que s’en amuse l’artiste, chaque espace d’exposition devient un monde à part, offrant ainsi un aperçu de vingt ans d’œuvres pop et provocatrices qui ...
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