Vendredi, le ministre de l’Éducation nationale, Claude Meisch, et le directeur du Script, Luc Weis, ont présenté le nouveau plan d’études de l’enseignement fondamental.
Quinze ans après la dernière refonte, le nouveau plan d’études de l’enseignement fondamental, qui entrera progressivement en vigueur à partir de la rentrée 2026/2027, était présenté vendredi matin. À l’occasion d’une conférence de presse, le ministre de l’Éducation nationale, Claude Meisch, et le directeur du Service de coordination de la recherche et de l’innovation pédagogiques et technologiques (Script), Luc Weis, ont détaillé les objectifs d’apprentissage et les socles de compétences que les élèves devront atteindre à la fin de chaque cycle.
L’entrée en vigueur de ce nouveau plan d’études pour les cycles 1 et 2 se fera à partir de la rentrée scolaire 2026/2027; les cycles 3 et 4 suivront à partir de la rentrée scolaire 2027/2028. Pour accompagner les équipes pédagogiques, 16 réunions d’information seront organisées à travers le pays de février à juin 2026.
Des évolutions, sans grand bouleversement
La réalité scolaire de 2026 n’étant pas la même que celle de 2011, ce nouveau plan d’études tient compte d’évolutions comme les transformations numériques, les enjeux de bien-être, le plurilinguisme ou encore les nouvelles attentes en matière de citoyenneté et de participation. Il s’adapte aux élèves tout en offrant aux enseignants un outil de travail plus lisible et plus proche de leurs pratiques quotidiennes.
«Avec le nouveau plan d’études, nous modernisons le cadre de l’enseignement fondamental sans en bouleverser les fondements. Nous précisons la mission éducative de l’école, renforçons la transversalité des apprentissages et donnons aux enseignants un outil plus lisible et plus proche de leurs pratiques quotidiennes. C’est une évolution réfléchie, construite avec les acteurs du terrain, pour mieux préparer les élèves aux réalités du monde d’aujourd’hui et de demain», a souligné le ministre Claude Meisch.
Continuité et nouveautés
La révision du plan d’études ne s’est pas faite en un jour. Pendant quatre ans, entre 2021 et 2025, près de 1 200 acteurs du système éducatif et de la société civile (enseignants, élèves, parents, syndicats…) ont été impliqués et plus de 6 000 contributions ont été analysées. En 2023, les grandes orientations ont été définies dans un Livre blanc avant d’être reprises dans le programme gouvernemental 2023-2028. Un processus qui permet une certaine continuité avec l’ancien plan d’études.
Par exemple, les disciplines (domaines de développement et d’apprentissage), les niveaux socles et avancés, les principes d’évaluation et les grilles horaires sont maintenus. «Le plan d’études est destiné à guider, structurer et outiller la pratique pédagogique quotidienne des enseignants et à mieux les accompagner dans leur mission», appuie le ministère de l’Éducation nationale.
Malgré cet effort de continuité, des nouveautés notables sont à souligner. On retiendra notamment l’intégration de sept thématiques transversales, liées à des enjeux sociétaux majeurs pour les élèves des cycles 2 à 4 : la santé physique, mentale et socio-émotionnelle, l’éducation sexuelle et affective, le développement durable, l’environnement et la consommation responsable, l’éducation aux médias, au numérique et à l’intelligence artificielle, l’économie, les finances et les choix de vie, la culture, les arts et le patrimoine et, enfin, la citoyenneté démocratique et les droits humains.
Les transformations numériques faisant partie des évolutions auxquelles le nouveau plan a dû s’adapter, il est normal que celui-ci s’accompagne d’une plateforme numérique. Appelée plandetudes.lu, elle proposera, à partir de septembre 2026, une version grand public, accessible en quatre langues, du plan. Un espace sera réservé aux enseignants, avec des exemples concrets, des illustrations pédagogiques et des ressources didactiques élaborées par le Script. «Des outils numériques supplémentaires viendront progressivement enrichir la plateforme», précise le ministère.