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Droit du travail : pour les syndicats, les dossiers s’accumulent


La délégation était menée par les coprésidents du LCGB et de l'OGBL, Patrick Dury et Nora Back. (Photo archives editpress/hervé montaigu)

OGBL et LCGB ont rencontré les députés du DP pour évoquer les différents dossiers sur la table du ministre du Travail.

Une délégation de l’Union des syndicats OGBL-LCGB, conduite par ses coprésidents, Nora Back et Patrick Dury, a rencontré mercredi 11 février les représentants du groupe parlementaire du DP, pour s’entretenir de l’évolution des différents dossiers actuellement en discussion avec le nouveau ministre du Travail.

Les syndicats ont profité de cette rencontre pour déplorer devant les élus le temps perdu ces deux dernières années face aux «décisions regrettables prises par le gouvernement». La nomination de Georges Mischo comme ministre du Travail en début de législature a en effet crispé les relations entre les syndicats et le gouvernement. S’il a été remplacé depuis par Marc Spautz, OGBL et LCGB restent sur leurs gardes et attendent de voir si le dialogue social, perdu selon eux ces dernières années, va pouvoir se réinstaurer.

Le salaire minimum au centre des interrogations

Car les sujets sur la table sont nombreux et il est urgent pour les syndicats d’avancer sur un certain nombre de dossiers comme l’augmentation du salaire social minimum, l’introduction d’un cadre protecteur pour les travailleurs des plateformes numériques ou le relèvement du taux de
couverture des conventions collectives. Mais pour les représentants des salariés, la liste des urgences ne s’arrête à ces dossiers déjà en cours de négociations. D’autres, qui n’ont pas encore pu être abordés avec le ministre, pressent également : la transposition de la directive européenne relative à la transparence salariale, le renforcement des outils favorisant le maintien dans l’emploi, la refonte de la législation sur le reclassement ou bien encore l’encadrement de l’intelligence artificielle dans le monde du travail.

Ces sujets ont été passés en revue par l’Union des syndicats et les représentants du DP. La question du salaire social minimum a été particulièrement débattue, le DP faisant savoir qu’il considère, lui aussi, que toute personne qui travaille doit pouvoir vivre décemment de son salaire. Les parlementaires ont toutefois précisé qu’il faut veiller parallèlement à ce que les entreprises puissent supporter une éventuelle augmentation du salaire social minimum.

L’Union des syndicats et le groupe parlementaire du DP sont actuellement en attente des premières propositions de la part du ministre du Travail à ce sujet.

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