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«Derrière chaque sticker, il y a un humain»


La réalisatrice belge Catherine Bernard mène depuis deux ans des recherches sur les stickers pour un documentaire. (Photo : catherine bernard)

Nous avons traqué les stickers d’Esch-sur-Alzette. La spécialiste Catherine Bernard les a analysés, elle qui prépare un documentaire depuis deux ans sur un phénomène urbain discret, mais plus riche qu’on ne le croit.

Les stickers sont partout, et pourtant on finit par ne plus les voir. Dans le centre-ville d’Esch-sur-Alzette, ils font désormais partie du paysage urbain. Rue de l’Alzette, beaucoup ne sont plus que des traces après avoir été déchirés ou plus simplement dégradés par la pluie. Sur cet axe commerçant, leur présence semble plus fragile. Mais il suffit de bifurquer rue Xavier-Brasseur, rue du X-Septembre ou dans n’importe quelle autre voie perpendiculaire à cette artère et ils réapparaissent en nombre.

À première vue, ce ne sont que de petits morceaux de papier collant. Mais pour Catherine Bernard, réalisatrice indépendante et véritable spécialiste de ce médium, «c'est un objet qui est très complexe», dont les origines ne sont pas artistiques mais «industrielles». Initialement, il s’agit d’un objet utilitaire, pensé pour l’étiquetage et l’identification des produits du quotidien.

Pour comprendre son entrée dans l’espace urbain, il faut se rendre dans les grandes villes américaines telles que Los Angeles et, surtout, remonter à l’histoire du graffiti. Catherine Bernard situe ce basculement dans les années 1970 : «Je pense particulièrement au "Hello, My Name Is".» Ces étiquettes blanc et rouge sur lesquelles les employés ...


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