Accueil | A la Une | Délocalisation de ses fonctions support, ArcelorMittal apporte des précisions

Délocalisation de ses fonctions support, ArcelorMittal apporte des précisions


(Photo d'illustration : Editpress)

Le géant de la sidérurgie, dont le siège social est basé au Luxembourg, fait savoir «qu’il n’est absolument pas question que des milliers d’emplois en Europe soient transférés vers la Pologne et l’Inde».

Le 30 janvier, la direction européenne d’ArcelorMittal annonçait le lancement d’une étude visant la délocalisation massive des fonctions support (informatique, logistique, maintenance, etc.) dans l’ensemble des entités européennes du groupe vers l’Inde ou la Pologne. Le Luxembourg, qui ne devait pas être concerné, sera finalement pris en compte par cette analyse.

«Plusieurs chiffres ont circulé ces derniers jours dans les médias à travers l’Europe concernant le projet de transformation des fonctions support au sein d’ArcelorMittal Europe, annoncé au comité d’entreprise européen (CEE) le 29 janvier 2026», explique ArcelorMittal ce mercredi.

Le sidérurgiste précise ensuite «que les chiffres présentés lors de ce CEE concernent le périmètre de l’étude et non les résultats de celle-ci». Dans le but d’identifier les postes susceptibles d’être transférés vers la Pologne et l’Inde, l’entreprise a d’abord analysé l’effectif global des fonctions considérées comme potentiellement transférables.

«Il n’est absolument pas question que des milliers d’emplois en Europe soient transférés vers la Pologne et l’Inde. L’étude débute à ce stade et, dans de nombreux cas, l’analyse montrera vraisemblablement qu’il n’y a pas de valeur à transférer certaines activités, soit parce que le poste doit être exercé dans un lieu spécifique, soit parce qu’il s’agit d’un rôle spécialisé qui ne se prête pas à une mutualisation et à une optimisation», conclut le groupe.

Déi Lénk réagit

En début d’après-midi ce mercredi, Déi Lenk a répondu à ArcelorMittal en dénonçant «une vague de licenciements à pas feutrés» pour décrire l’étude des transferts de postes vers l’Inde et la Pologne.

Dans un communiqué, le parti revient sur le soutien qu’a apporté l’État à ArcelorMittal Luxembourg et sur les bons chiffres du groupe pour signifier «qu’avec cette nouvelle tentative de restructuration massive, la relation de confiance est ébranlée».

«De telles annonces ont déjà eu lieu par le passé et se sont toujours soldées par des licenciements partiellement financés par l’État par le biais de la préretraite. Ainsi, de 2007 à 2019, l’État a payé 300 millions d’euros pour la préretraite».

Déi Lénk demande la tenue «d’une réunion d’urgence des commissions parlementaires compétentes en la matière, en présence des ministres concernés».

Newsletter du Quotidien

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez tous les jours notre sélection de l'actualité.

En cliquant sur "Je m'inscris" vous acceptez de recevoir les newsletters du Quotidien ainsi que les conditions d'utilisation et la politique de protection des données personnelles conformément au RGPD.