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Collecte des mégots : la région de Bruxelles envoie la facture aux cigarettiers


Quelque 10 millions de mégots sont jetés chaque jour en Belgique dont une bonne part dans la capitale. (illustration AFP)

La région de Bruxelles a demandé à l’industrie du tabac de régler les frais liés à la collecte des mégots de cigarettes jetés dans la rue, qui représentent une part croissante des déchets.

Une lettre a été adressée lundi à la filiale Benelux du géant américain Philip Morris et à deux fédérations belges de fabricants (Cimabel pour les cigarettes et Fetabel pour le tabac). Elle sollicite la participation à des frais déjà engagés de quelque 200 000 euros, ainsi que le financement de futures actions « dans une logique de partenariat pérenne ».

Selon l’argumentaire de la région, qui évoque « un fléau à éradiquer », quelque 10 millions de mégots sont jetés chaque jour en Belgique dont une bonne part dans la capitale. Et la pratique est épinglée par les services de la propreté comme « une des cinq principales nuisances », avec notamment les déjections, les dépôts clandestins ou les jets de cannettes.

En 2018, une série de projets a été élaborée pour faciliter la collecte de mégots (éteignoirs de rue, cendriers de poche distribués lors de festivals etc.) et cela a « généré un coût de 203.500 euros », précise la secrétaire d’État bruxelloise chargée de la Propreté publique, Fadila Laanan, dans le courrier. « Considérant votre contribution financière en matière de propreté aux côtés des Régions flamande et wallonne, il semblerait opportun de s’inscrire dans une démarche similaire en région de Bruxelles-Capitale », poursuit-elle.

A Bruxelles les industriels du tabac ont déjà accepté de financer un organisme public chargé de la collecte et du tri des emballages, mais pas encore de contribuer au ramassage des mégots comme ils le font déjà en Flandre et se sont engagés à le faire en Wallonie.

Or, explique-t-on au cabinet de Fadila Laanan, « on retrouve beaucoup moins de paquets de cigarettes dans l’espace public que de mégots ». Ceux-ci, en raison de leur petite taille, sont « particulièrement difficiles » à ramasser et « mettent des années à se décomposer », fait-on aussi valoir à la région.

LQ/AFP

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