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Chauffeurs de bus : quand le besoin d’aller aux toilettes devient une angoisse


Des problèmes se posent dans plusieurs terminus, ce qui contraint les salariés «à différer des besoins physiologiques élémentaires». (Photo d'illustration : Editpress)

Le LCGB pointe «une atteinte inacceptable à la dignité et à la santé des professionnels du transport public» dont l’accès aux sanitaires représente un réel problème.

Comment faire pour se soulager lorsque l’on passe la journée à conduire un bus ? Absence de toilettes, installations fermées… Le LCGB met en lumière une problématique à laquelle sont confrontés les hommes et les femmes qui travaillent quotidiennement dans les transports en commun : l’angoisse sanitaire.

Aujourd’hui, et grâce notamment aux actions du LCGB, 54 installations sont réparties à travers le pays comprenant 37 toilettes publiques et 17 toilettes de service. Au total, 36 toilettes sont situées à un terminus du réseau Régime général des transports routiers (RGTR). Pour autant, des problèmes se posent dans plusieurs terminus, ce qui contraint les salariés «à différer des besoins physiologiques élémentaires, à écourter leurs pauses ou à organiser leur journée de travail dans l’incertitude permanente d’un accès aux toilettes», note le LCGB.

Le syndicat pointe que le fait de restreindre ou de compliquer l’accès aux sanitaires peut avoir de graves conséquences sur la santé des travailleurs «telles que des troubles urinaires et digestifs, un stress accru, une détérioration des conditions d’hygiène et des risques psychosociaux supplémentaires».

Il rappelle que le droit du travail impose à l’employeur de garantir des conditions de travail respectueuses de la santé, de la sécurité et de la dignité des salariés et indique qu’il initie depuis plusieurs semaines de nouvelles démarches directement auprès des bourgmestres des communes dans lesquelles des problèmes concernant les sanitaires ont été observés. Le syndicat exige à présent la garantie d’un accès permanent à des sanitaires propres et fonctionnels dans chaque terminus, la mise en place de solutions pérennes là où aucune infrastructure n’existe, une coordination effective entre exploitants, autorités compétentes et communes et l’établissement d’un calendrier précis de mise en conformité.

«Le respect de ces professionnels commence par la satisfaction de leurs besoins les plus fondamentaux. Il est temps que l’ensemble des acteurs concernés prennent leurs responsabilités», conclut le LCGB.

Une action de protestation ce jeudi

Ce mercredi matin, l’OGBL annonce la tenue d’une action de protestation afin d’exiger l’installation de toilettes à chaque terminus. Organisé par les syndicats Transport sur route, Service public et Chemins de Fer de l’OGBL, l’événement aura lieu ce jeudi 5 mars à 10 h à l’arrêt «Rout Bréck-Pafendall» au Kirchberg, du côté du Funiculaire. Cette action s’inscrit également dans la dynamique de la Journée internationale des femmes, car «de plus en plus de femmes choisissent la profession de conductrice de bus et n’ont aucun accès à des installations sanitaires pendant leur journée de travail, ce qui les affecte tout particulièrement».

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