Habituées aux chantiers, Lydie Polfer et la capitale s'apprêtent à vivre une année 2026 marquée par le lancement de projets d'envergure afin de répondre aux défis de la démographie, du foncier et de la cohésion sociale.
L’urbanisme est pour Lydie Polfer, la bourgmestre de Luxembourg, un «grand damier» où chaque pion, chaque projet possède sa place, sa fonction et dont le déplacement de l'un ne doit pas affecter celui des autres. «Il faut veiller à ce que l’équilibre soit garanti, c’est un chantier continu et un travail de tous les jours», concède l’élue, qui mène cette partie géante de dames depuis 2013, après un premier mandat à la tête de la capitale entre 1982 et 1999.
Dans la première ville du pays, l’affaire n’est pas mince. «Au cours des dernières décennies, nous avons connu un développement extraordinaire avec une augmentation de 30 % de la population tous les dix ans, même si cela ralentit un peu dernièrement, ce qui est un défi au niveau du développement urbain.»
Avec 137 696 résidents au 31 décembre 2025, auxquels s’ajoutent des milliers de travailleurs frontaliers, la ville de Luxembourg représente 20 % de la population nationale et 40 % des emplois du pays sur une surface équivalente à 2 % du territoire national. «Et les gens ne le savent pas ...
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