Une Jeunesse parvenue à devenir très emballante en deuxième période, renverse la situation contre le Racing (3-2) et devient enfin folle.
Depuis la gifle qu’on entend encore résonner, celle du 29 octobre face à Differdange (5-1), le RFCU a gentiment remonté sa pente savonneuse. Une qualification compliquée en Coupe contre Etzella (2-2, 2-4 tab) et encore sujette à débats dans les parloirs -le club ettelbruckois croit encore en un dernier appel auprès de la CLAS-, mais aussi un 11 sur 18 en championnat avant, surtout, une très belle performance pour la revanche contre le FCD03, le week-end dernier. Perdue 0-2, mais avec ce constat de Kevin D’Anzico, Differdangeois honnête : «Ils étaient au-dessus de nous».
C’est un long chemin de croix que celui qui va conduire les Racingmen jusqu’à la fin-mai, sachant que le classement sera, de toute façon, très loin des espoirs placés en cette saison.
Un RFCU plus efficace en première période
Mais à la Frontière, contre une Jeunesse dont la médiocrité a souvent été à la hauteur de l’âge de ses recrues offensives, il convenait de guetter un retour au premier plan. Sébastien Grandjean a-t-il, en un hiver et une préparation commando, refait du club de la capitale une équipe dont on peut craindre la visite? Et en refera-t-il, à l’issue de cette journée, un membre de la première patie de tableau, ce qui est tout sauf anecdotique pour un monstre qui a cotoyé les bas-fonds aux plus sombres moments de l’automne?
La réponse est partout à la fois. Dans le manque de réalisme offensif des Bianconeri, avec trois ratés de Jonathans (un plat du pied raté seul face au but à la 18e, deux face-à-face gâchés devant Ruffier aux 28e et 45+2) et une horizontale du portier du Racing pour boxer sur sa ligne un corner direct de Flick (16e). Mais aussi dans le côté un peu plus tueur du Racing puisqu’entre une tête plongeante de Stolz au ras du poteau, sur coup-franc de Lesquoy (23e) et une frappe de Matuvangua qui force Sommer à une claquette (34e), Ikene a mis son plat du pied dans le but vide après que le gardien eschois a repoussé sur sa barre un missile de Matuvangua (0-1, 32e).
Une Vieille dame énorme après la pause
La Jeunesse qui revient après la pause est convaincante. Avec Teixeira, elle trouve de la verticalité. Mais continue de ne pas être tueuse. Sur un centre de Flick, la tête d’Elshan est bonne mais la parade de Ruffier exceptionnelle (48e). Et sur un coup-franc de Teixeira, la tête de Borger, isolé, attrape le haut de la barre (60e).
Mais Teixeira va finalement trouver le bon dosage pour casser les lignes. Et de façon tout à fait improbable, c’est Fernandes, le latéral droit, qui se retrouve seul plein axe pour pousser sous le ventre de Ruffier (1-1, 71e).
Là, ça s’emballe. Sur un coup-franc bien dosé de Lesquoy, Dewalque jaillit seul aux six mètres pour, de volée, remettre le RFCU devant (1-2, 77e). Même pas le temps de se réjouir que les Racingmen égalisent sur un missile sous la barre de Nurenberg (2-2, 79e). Et l’entrant n’a pas encore dit son dernier mot. Sur une perte de balle de Dewalque, Isamene transmet à Nurenberg, dont le tir croisé échappe à Ruffier et finit dans le petit filet (3-2, 90e).
Match dingue, match intense qui se termine sur ce constat : l’embellie, pour le RFCU, ce sera plus tard.