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[Athlétisme] Patrizia Van der Weken : «Le repos m’a fait du bien!»


Comme elle en a l'habitude, c'est à domicile, sur un petit Regio Meeting, que Patrizia Van der Weken a décidé d'effectuer sa rentrée. (Photo : luis mangorrinha).

REGIO MEETING 2, DIMANCHE À LA COQUE Désormais triple sportive de l’année, Patrizia Van der Weken, double médaillée internationale l’hiver dernier, effectue sa rentrée. 

Vous aviez eu de gros problèmes avec le tendon d’Achille l’été dernier. Comment allez-vous?

Patrizia Van der Weken : Je n’ai plus rien! On a réglé l’affaire. On a beaucoup réduit les impacts. J’ai fait pas mal de réha dessus, du renforcement du pied. Là, c’est bon.

Depuis quand ne ressentez-vous plus de douleur?

Depuis la reprise. Il faut dire qu’après Tokyo (NDLR : les championnats du monde, mi-septembre), je n’ai pas fait de sport pendant un mois à part un peu de marche et des trucs comme du kayak, quand j’étais en vacances. Mais niveau athlé et fitness, je n’ai rien fait.

À quand remonte la dernière fois où vous avez eu une aussi longue pause?

Une vraie pause comme cela? Je ne sais pas. Peut-être depuis le lycée…

Le tendon d’Achille? Je n’ai plus rien!

Et visiblement, ça vous a fait du bien?

Oui. Physiquement et psychologiquement. J’en avais un peu marre. Pas forcément du sport mais de tout ce qu’il y a autour. J’avais mal tout le temps, je faisais de mauvaises perfs, c’était très frustrant. Je suis contente de ne pas avoir eu à penser au sport pendant quatre semaines. Le repos m’a fait du bien!

Comment s’est passée la reprise?

J’ai perdu pas mal de muscle, j’ai bien fondu après mes quatre semaines. Ensuite, la reprise s’est faite de manière progressive. Je n’ai presque pas eu de souci, c’était bien. Ce n’était pas compliqué de se remettre dedans. Les muscles, l’endurance, tout cela est revenu rapidement.

Comment jugez-vous votre niveau physique par rapport à l’an passé?

J’ai quelques semaines de retard mais d’après Arnaud (NDLR : Starck, son entraîneur), ça ne se voit pas. C’est assez bien pour la période. Ça va dans la bonne direction.

Vous avez effectué deux stages, à Belek et Tenerife, comment ça s’est passé?

Ce n’est pas à moi d’analyser les choses, mais je dirais que ça s’est passé comme prévu. Donc je suppose que c’était quand même bien.

Comme l’an passé, vous décidé de rentrer sur le Regio Meeting. Qu’attendez-vous de cette première compétition?

C’était surtout histoire de faire une course avant le CMCM, histoire d’avoir un peu de repères. Ça va permettre d’avoir une bonne indication. De voir ce qui fonctionne bien et moins bien. C’est une compétition d’entraînement. On ne l’a pas du tout préparée. On sort d’un gros cycle de travail, donc il y a de la fatigue. Je ne me casse pas trop la tête avec ça, on verra bien ce que ça donne.

Avec l’idée de déjà valider la qualification pour les Mondiaux en Pologne en mars (NDLR : 7″20)?

Ce n’est pas obligé, mais on l’avait déjà fait les deux dernières années donc on va partir sur les mêmes bases. 

Si on se projette un peu, quels sont les objectifs de la saison?

C’est dur à dire. L’an dernier, j’étais invaincue jusqu’aux Europe, c’était vraiment bien. Peut-être que j’arriverai à faire la même chose. On réévaluera tout cela plus tard une fois que la saison aura vraiment commencé.

Contente de retrouver la compétition

Battre votre record national, vous y pensez?

7″06, c’est un gros chrono. Il faut tout mettre en place, car il suffit d’un détail pour que ça aille plus vite ou moins vite. L’été dernier, tout le monde pensait que j’allais passer sous les 11″ et je ne l’avais pas fait…

On vous présente souvent comme une coureuse qui n’est pas une spécialiste du 60 m. Après deux médailles internationales, l’êtes-vous devenue et appréciez-vous la discipline?

Alors non et oui. Je ne suis pas une coureuse de 60 m. Je n’ai pas le même gabarit qu’Eva (NDLR : Swoboda, l’une de ses principales rivales européennes sur la distance). Mais j’ai appris à prendre des départs et accélérer plus ou moins correctement. C’est pas encore ouf, mais on travaille dessus. Après, j’apprécie quand même le 60 m. C’est cool, l’ambiance de la salle, j’aime bien.

Votre état d’esprit?

Je suis contente de retrouver la compétition. Je préfère ça aux entraînements. Après, c’est toujours mieux quand ça se passe bien. J’espère que ce sera le cas. Et qu’on va me voir avec le sourire!

Un dernier petit mot sur votre troisième sacre consécutif de sportive de l’année?

C’est cool. C’est toujours une belle reconnaissance. Je savais que j’avais mes chances. L’athlé est un sport universel avec des licenciés dans le monde entier. J’ai bien fait l’an dernier et j’espère que ça va créer encore plus d’intérêt pour le sport. Et que ça va motiver les gens à s’y intéresser et le pratiquer.

Son programme

Dimanche : Regio Meeting 2

18 janvier : CMCM à la Coque (silver)

25 janvier : Paris (silver)

3 février : Ostrava (gold)

8 février : Athlélor à Metz (silver)

22 février : Toruń (gold)

6 mars : ISTAF à Berlin (silver)*

20-22 mars : championnats du monde à Toruń

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