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Altercation entre deux jeunes filles mineures : une défaillance des services


Les deux élèves sont scolarisées au lycée Michel-Lucius. (Photo : archives editpress)

Au lendemain de l’altercation à l’arme blanche survenue mercredi au Limpertsberg entre deux adolescentes, le parquet de Luxembourg apporte de nouveaux éléments et élargit le cadre d’analyse.

Dans un communiqué diffusé ce jeudi, le parquet de Luxembourg indique que les faits survenus la veille «ne constituent pas un simple fait divers», mais s’inscrivent «dans un contexte plus large de suivi judiciaire et de problématiques liées à l’encadrement des mineurs en difficulté».

Pour rappel, une dispute entre deux élèves d’une même classe avait dégénéré. Une adolescente de 14 ans avait été blessée à l’arme blanche par une autre du même âge, devant l’établissement scolaire.

Le parquet évoque des difficultés structurelles concernant la prise en charge psychiatrique des jeunes. «Faute de places disponibles dans les structures adaptées, certaines mesures décidées, mais non exécutées, n’ont pas pu être mises en œuvre à temps», souligne-t-il.

Nécessité de solutions durables

Sans aller jusqu’à écrire que le lien est clairement établi entre la défaillance des services et l’acte de violence en lui-même, l’autorité judiciaire estime que «ces contraintes d’ordre structurel ont pu contribuer à l’aggravation de la situation qui s’est matérialisée hier par la commission d’une agression à l’aide d’une arme».

Le parquet rappelle que la question n’est pas nouvelle, «mais il s’agit d’une question qui se pose depuis longue date et qui mérite des solutions durables». Il insiste également sur l’importance de la santé mentale dans le développement des mineurs, tout en reconnaissant que «les structures actuelles ne permettent pas toujours une prise en charge suffisante».

L’enquête se poursuit afin  d’évaluer la situation en fonction des mesures préventives décidées, mais non exécutées faute de places disponibles dans une institution spécialisée», précise encore le communiqué.

Les autorités judiciaires concluent en rappelant que «la sécurité des personnes concernées et la protection des mineurs restent des priorités absolues».

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